Catégorie: Réagit fortement

Sororité

J’aurais voulu lui dire, j’aurais tellement voulu lui dire que c’était de la bullshit ces histoires de femmes extasiées par leur ventre convexe. Quand elle avait les larmes aux yeux en regardant les deux filles exaltées par leur grossesse, leur grossesse qui représentait sans contredit le « summum de la féminité », j’aurais voulu lui dire que le summum de la féminité ça peut être qu’on vomit les trois premiers mois, qu’on mange comme des porcs les trois suivants en regardant des vergetures s’éclater, qu’on se pisse dessus les trois derniers, pis qu’au final, quand ça sort, on chie en même temps.

J’aurais voulu lui dire ça, mais je ne l’ai pas fait. Peut-être que ça n’aurait rien changé. Sans doute qu’on m’aurait simplement détestée. Parce que les glitters dans les yeux des femmes à bedaine. Parce que leurs larmes de joie à l’idée d’être un canal pour la vie.

C’est vrai, ça aussi.

Des fois, je me demande jusqu’où on peut aller dans la beauté d’une chose sans même toucher son horreur. Je me demande aussi comment une femme peut croire tout ce qu’une autre femme qui brille lui dit. On devrait savoir, quand on est grande, que tout ce qui brille comme ça, démesurément, cherche aussi à détruire. On devrait savoir qu’un sourire gentil qui ne ternit pas, c’est un mode de défense contre toute forme d’offense.

On s’est maintenues dans la beauté toute la soirée. Dans la délicatesse, aussi. L’une d’entre nous mourrait à l’intérieur. L’une d’entre nous, ce soir-là, vivait tout ça dans la douleur. On s’est quand même fait croire qu’on était des sœurs. J’ai tout vu, mais je n’ai rien dit de peur d’être violente et, pourtant, je sais que le silence est la pire des violences.

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aucune tente assez grande pour nos jambes [fanzine]

Le petit dernier par Anne Pénélope D. Gervais et moi!

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aucune une tente assez grande pour nos jambes porte sur le rapport au monde que génère un trouble de stress post-traumatique et sur sa proximité avec l’univers des rêves. Un fanzine créé par et pour celles qui souffrent, qui rêvent et qui guérissent.
20 pages
Reliure artisanale avec du petit fil rose.

15

Disponible à la librairie L’Euguélionne et sur Etsy.

Les possibles

Je t’ai dit que c’était terrible parce que je réalisais que je ne voulais pas m’engager dans la vie et ça t’a fait sourire à cause de tous mes diplômes, de tous mes projets, pis de nos enfants, pis du fait que tu aies été le seul homme dans ma vie, mais je t’ai dit que tu comprenais mal ce que je voulais dire, que dans ma tête, je ne m’engageais pas, que je vivais au CARREFOUR DE TOUS LES POSSIBLES, que c’était dans ce carrefour que je voulais m’enraciner, là où je n’avais pas à faire de choix, là où je n’avais pas besoin de prétendre avoir un contrôle sur ma vie. Je t’ai dit que je me sentais prise dans une sorte d’ÉTHER de potentialités avec mes CRISTAUX pis mon crisse de TAROT, un ÉTHER duquel je ne savais pas comment sortir et que c’était pour ça que je voulais qu’une ARCANE MAJEURE ou qu’un ALIGNEMENT DE PLANÈTES choisisse pour moi, que c’était ça l’affaire, que ce n’était même pas une question de liberté, parce qu’au contraire,

« JE SUIS LIBRE COMME L’AIR SO PUT ME IN A FUCKING BOX I WON’T COMPLAIN JE TE JURE MAIS SCELLE LES JOINTS BEN COMME FAUT POUR PAS QUE J’ME FAUFILE »

Tu m’as dit BON BON BON, calme-toi, je suis là pour toi. J’ai dit : non. Arrête. Je t’ai quitté. T’as dit ouin pis.

L’autre jour, j’ai rêvé que j’étais dans une PISCINE, que le ciel était BLEU. Je me suis même dit « c’est les tropiques ici, c’est MERVEILLEUX». Toi tu étais sur le bord, tu réparais nos affaires. Je me vautrais sous l’eau, je veux dire, tu sais comme j’aime nager, comme j’aime être immergée. À un moment, je me suis rendu compte qu’il y avait une TOILE sur la piscine, que je ne pouvais même PAS VOIR à l’extérieur. Je me suis dit que tu l’avais mise là pour me protéger, comme d’habitude. J’étais euphorique. Je me roulais dans l’eau chaude : rien ne pouvait m’arriver. Je n’avais même pas peur de manquer d’air. Je pouvais encore m’imaginer le ciel BLEU. TOUT ÉTAIT POSSIBLE. À un moment, j’ai nagé jusqu’au bord de la piscine et j’ai soulevé la TOILE. Tu t’es penché avec un sourire bienveillant. Je t’ai demandé si le ciel était toujours aussi BLEU. Tu as ri chaleureusement en me disant doucement « pas vraiment, non : c’est l’hécatombe ici, Pattie !». J’ai soulevé un peu plus la TOILE et j’ai regardé le ciel : les nuages noirs, OPAQUES, bougeaient vraiment, mais vraiment trop vite. Ils s’accumulaient vers nous. C’était terrifiant. Tout allait exploser, tout allait nous emporter, tout allait nous détruire. Je suis sortie à la course me mettre à l’ABRI. Il faisait froid. Je tremblais. T’étais calme, tu rangeais lentement nos affaires en me lançant des regards rassurants. C’est qu’il y avait quelque chose qui se jouait entre moi et la tempête. J’étais comme connectée à elle. Je savais exactement à quel moment il y aurait des coups de tonnerre, je veux dire, je les sentais venir dans tout mon corps. Tout devenait irrémédiable. On aurait dit que LA TEMPÊTE, C’ÉTAIT MOI. J’avais tellement fucking peur.

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L’attente

C’est drôle parce qu’hier, je me disais justement qu’il faudrait bien que j’apprenne à me déposer, pis cette nuit, j’ai fait un rêve, c’était une commande : j’ai demandé à mon esprit un rêve, des images qui me permettent d’approcher la signification de cette pression intérieure qui m’empêche de m’enraciner deux secondes sur mon plancher de bois franc. C’est une pression, mais c’est weird parce qu’elle me tire vers le haut, pis ça me donne un petit look aérien, je veux dire, c’est vrai que je suis tout le temps échevelée : y’a comme rien à faire!

Dans mon rêve, je faisais des choses banales comme prendre ma douche, m’habiller, manger. Je ne suis plus certaine de l’enchainement des activités, mais je sais qu’elles étaient banales et qu’il n’y avait ni temps, ni espace entre chacune d’entre elles. Mon père était là, tout le temps, mais il ne me parlait pas. Il était juste présent, partout. Moi, je n’étais pas vraiment là. Je me tenais un pied dans le monde, un autre dans un espace créé par de l’anxiété, un ici qui se bat pour être ailleurs.

J’ai souvent dit que le monde était trop petit, que la planète était trop étroite pour qu’on y respire tous les deux en même temps. Il expire, j’inspire : c’est un fait indéniable! Alors y’a personne qui peut me garantir qu’il n’entre pas encore en dedans de moi, comme ça, dans mes narines, dans mes pores de peau, dans mon sang, à mon insu. Faut pas trop que j’y pense parce que ça me fait respirer drôlement. J’attends le plus possible avant l’inspiration pis je prends le strict minimum.

MAIS Y VAS-TU MOURIR, CALICE?

que je me dis à bout de souffle. Les meilleurs pères passent leur temps à mourir, mes amies sont tristes, pis moi, l’effrontée, je les envie, pis moi, la sans-cœur, j’attends, j’attends pis j’attends que l’air du monde se libère pour prendre une grande respiration. Mais il paraît que RIEN NE SE PERD, RIEN NE SE CRÉE, non mais tu parles d’une MARDE INTERSIDÉRALE cet univers! On n’est JAMAIS débarrassé, mais j’attends au cas où parce que je me dis que même Lavoisier peut se tromper.

On raconte que la maladie mentale, c’est l’attente. Je dois être folle en crisse! Je veux dire, j’attends encore pour venir au monde, je fais la file dans les limbes pour mon baptême. Oh, j’apprends plein d’affaires en attendant! Je veux TOUT savoir, TOUT comprendre, TOUT expérimenter. DROP THE SKY, je veux dire, penses-tu sérieusement que je m’arrête à l’atmosphère où y’a plein d’air usé par mon père?

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Il s’est approprié le monde qui ne fait que lui répondre gentiment, tout le temps, mais j’ai quand même la vie, fuyante, exaspérante, comme TROP GRANDE parce que je ne lui ai pas encore trouvé d’endroit défini. Ah! Sauf peut-être les bois. C’est vrai, il ne connaît rien à ces lieux où je n’attends pas! Ça fait qu’Andromède pis les bois, ils sont à MOI!

just a little cloud ☁

On as-tu encore le droit d’aimer un homme à se pitcher à terre sans se trahir sans se faire dire qu’on aime trop [les hommes] pis de le trouver grand PLUS GRAND ENCORE pis d’aimer SES CHEVEUX SES MAINS SES YEUX EUX EUX comme chantait Marijo Thério dans le Jam à Beaumont parce que l’heure est au rétrécissement de l’amour : faut comme plus aimer à moins d’avoir pris la mesure de notre propre liberté (wtf) mais

Y’A PU DE HÉRO NULLE PART PU PERSONNE QUI RISQUE RIEN PIS Y’A L’HIVER QUI S’EN VIENT (MÊME PAS).

J’ai vu ta photo passer sur Internet avec une annonce en POP UP à côté, c’était écrit : « are you good in bed? » Ça a fait un genre d’effet kouletchov mais mon instinct d’inertie a opéré tout de suite une décontamination sémantique. Une chance parce qu’il fallait surtout pas que je commence à ouvrir le chakra du coeur:

C’EST VRAIMENT PAS LE TEMPS, , OK?

Il était ben plus tranquille quand il n’existait pas, ce chakra-là, ça m’apprendra à tenir longtemps les poses de yoga pis à m’ouvrir à l’infini sans me concentrer sur mes appuis.

On peut pas tout avoir il parait, mais j’ai tout ce que je veux sauf que j’ai aussi plein d’affaires que je veux pas, qui se transforment en émotions, qui s’accumulent, qui pile up par-dessus ma volonté ça fait que je prendrais ben un week-end comme dans

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avec Glenn Close qui me console sans me prêter son mari pis sans ami qui meurt svp ce sera tout avec la sauce bbq à côté pis tiens v’là ton tip je veux dire garde le change ça va être pour un take out oui parce que je suis tellement écoeurée de faire à souper de torcher de ranger non laisse faire c’est pas important j’ai rien dit don’t worry be happy.

Ce matin, je traversais le parc en diagonale, le soleil, le bleu, Veredis Quo dans les écouteurs, mais IL ME PLEUVAIT DESSUS FOR CHRIST SAKE! Je me suis arrêtée toute insultée pis incrédule, j’ai tendu la main. Y’a un passant qui m’a dit en échappant un sourire « don’t worry, it’s just a LITTLE CLOUD… it’s gonna pass… ». J’ai failli m’agenouiller devant lui parce que j’avais décidé de croire en cet horoscope improvisé pis d’inclure toute ma pile de marde dans le LITTLE CLOUD que j’avais pris au sens figuré. Ça fait que demain, je vais rouler jusqu’au Nord, là où les plus grands arbres se dressent fièrement pis je vais envisager ma destinée au-delà du « LITTLE CLOUD » avec des racines dans la plante des pieds.

Fig tree

Je suis en train de peindre tous les murs de mon appartement, tous les murs en BLANC, pis je me sens LOST AS HELL, mais c’est « pô grave » comme ils disent, c’est TELLEMENT « pô grave », faut tellement « pô s’en fère » de ne pas trop savoir quoi faire de sa VIE : « IT’S ONLY LIFE AFTER ALL » comme elles chantent, les Indigo Girls, juste avant de gueuler

I spent four years prostrate to the higher mind/got my PAPER/and I was FREE

Et ce FREE-LÀ, finalement, c’est comme le FIG TREE de Sylvia Plath, le MAUDIT FIG TREE. Elle se voyait assise au pied de l’arbre, « STARVING TO DEATH », juste parce qu’elle n’était pas capable de choisir une figue, juste parce qu’elle « WANTED EACH AND EVERY ONE OF THEM » et qu’en choisir une seule ça voulait dire de perdre toutes les autres. Elle restait là, incapable de choisir une figue et les figues commençaient à pourrir, à devenir noires et « ONE BY ONE », elles tombaient à ses pieds. Ça m’a renversée, j’étais tout à l’envers, j’ai refermé le BELL JAR pis je me suis dit « FUCK ». C’est sûrement parce que je savais que tôt ou tard, j’allais être prise en dessous du même FIG TREE parce que j’aurais trop longtemps cru, en faisant du déni, que c’était ÇA, ÊTRE FREE : avoir plein de choix QUI N’EN SONT PAS VRAIMENT, avoir rien devant soi et deux enfants qui nous regardent,

je veux dire des enfants plein d’envie de GRANDIR, de s’épanouir, de faire BOUGER DES MONTAGNES avec leur sourire.

Ces enfants-là, ça nous regarde aussi AVOIR PEUR de voir des figues tomber, des fruits pourrir, la VIE partir.

Je me suis fait une promesse parce que la détresse c’est pas mon genre comme si c’était le genre de quelqu’un tu vas me dire, mais c’est « pô grave », je le dis pareil : C’EST PAS MON GENRE, LA DÉTRESSE, JE ME PITCHE DANS L’ACTION. Ça fait que je me suis promis de prendre le premier LOW HANGING FRUIT pis de le savourer pis de pas chialer pis de pas brailler pis pour l’instant, ça veut dire de PEINTURER, de remettre les choses un peu en ordre, d’effacer les traces de doigts, les éclaboussures pis les dessins sur les murs COMME SI JE POUVAIS faire disparaitre les autres affaires en même temps : les engueulades, les LUTTES pour mon espace, les TENTATIVES RATÉES d’être qui je suis.

Parce qu’on se prépare à souligner nos dix ans de vie commune, nos dix ans de disparition l’un dans l’autre à ne pas s’imaginer une seconde que ça pourrait finir. Mais ÇA POURRAIT FINIR, on le sait TELLEMENT maintenant pis TOUT LE MONDE nous dit: « mais pourquoi vous allez pas à l’hôtel chic, pourquoi vous buvez pas du champagne, pourquoi vous prenez pas un bain avec des roses, pourquoi vous allez pas au spa, POURQUOI VOYONS VOUS ALLEZ DANS LE FIN FOND DES BOIS MANGER DE LA BOUFFE IONISÉE SANS POUVOIR VOUS LAVER? » Parce que les Appalaches 

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que les draps blancs pis les murs blancs ne savent pas. Parce qu’IL VA FALLOIR qu’elles nous parlent les Appalaches parce qu’à un moment donné, ça sert plus à rien d’analyser, de raisonner, d’accuser, de s’obstiner, de s’insulter; à un moment donné, il faut juste marcher, accueillir, écouter: OUI! Juste marcher, s’éloigner du FIG TREE pis espérer que ça marche.

Le swing de Jésus

Dans Les chemins de ma liberté, Nathalie ne tait plus le nom de Guy Cloutier comme dans son premier livre. Et dans un passage particulièrement glauque, elle relate les gestes précis et obscènes qu’il a commis à son endroit. Bien que ce dernier ait payé ses dettes à la société. (Nathalie Petrowski : ici)

Décidément, au Québec, on en a contre les victimes d’abus dans l’enfance! Quand ce n’est pas pour parler de leur pauvre mère qui pardonne à l’agresseur au détriment de la santé mentale de leur enfant, c’est pour les gronder, les vilaines.

Il se trouve que cet agresseur a payé sa dette à une société dans laquelle les sentences ne sont pas équitables en matière d’agressions sexuelles si l’on tient compte de l’ampleur des conséquences que subissent les victimes. Parce qu’on oublie quelqu’un dans l’équation société/agresseur : c’est la victime. Et il faut vraiment manquer d’empathie pour ne pas comprendre la necessité de raconter.

La moindre des choses, quand une victime raconte un viol, c’est de ne pas la faire passer pour une glauque qui cherche à punir son agresseur qui en a soi-disant assez bavé. Guy Cloutier est victime de Nathalie Simard, maintenant? On est-tu rendu là?

Dites-le-moi tout de suite parce que, si oui, je vais m’enrôler pour Mars One pis je vais m’assurer que ça fonctionne, c’te projet de téléréalité-là. Vous allez pouvoir me regarder gruger mon dernier radis radioactif devant votre télé en vous disant, « ayoye, pauvre elle, moi mon pop corn est full bon en tout cas! »

«C’est un être que je voudrais oublier, mais ce n’est pas possible. Il m’a marquée à vie, mais il ne m’empêchera plus de me tenir debout. Le pire est passé, le meilleur est à venir», dit-elle avec une volonté farouche de passer à une autre étape de sa vie.

Oh, la farouche! Il faudra la dompter:

Y réussira-t-elle? Malgré sa haine de Guy Cloutier? Malgré sa tendance à toujours blâmer les autres pour ses malheurs? Malgré un destin souvent placé sous le signe de la tragédie?

Ça sent le swing de Jésus par ici, on dirait le Moyen-Âge! On va devoir passer nos soirées à s’enlever des poux dans la tête pis on n’a pas fini de se gratter parce que la phrase que j’ai lue le plus souvent pendant #agressionnondénoncée c’est « bravo pour votre résilience, les filles ». C’est quoi cette obsession avec la résilience et le pardon? Si Nathalie Simard pardonnait, comme une bonne petite femme, Dieu lui offrirait un plus beau destin? Quelle est cette puissance inéluctable qui détruit la vie des victimes qui sont prises dans ce genre de pattern? C’est leur incapacité à pardonner? Vraiment? Ah, les victimes, ces êtres fondamentalement inaptes et inadaptés…Qu’elles se taisent une bonne fois pour toutes et qu’elles nous reviennent de bonne humeur!

On veut un état laïc, on en devient même fasciste, pis on suinte le judéo-christianisme? On s’étonne que les choses ne changent pas en ce qui a trait aux agressions?

BRAVO NATHALIE SIMARD POUR TA COLÈRE ENVERS CELUI QUI T’A AGRESSÉE.

Parce que quand la colère est à la bonne place, c’est là que la vie passe enfin du noir et blanc à la COULEUR. On n’est plus au Kansas, Toto! Ici, on n’a plus besoin de prendre soin des cochons.

(Moins en colère qu’attristée par ces continuels manques d’empathie)