Écouter Jupiter ♃

J’ai pensé à ça, j’ai pensé à Jupiter quand je l’ai vu verser des larmes de fille-gars, je veux dire, des genres de larmes de filles qui se sentent PAS ASSEZ féminines, PAS ASSEZ belles, PAS ASSEZ comme dans les films pour pleurer, des filles qui se retiennent parce qu’elles pensent qu’elles auront l’air connes avec leurs joues brûlées, des filles qui se sentent TROP dissipées, comme TROP HUGE, pour être vulnérables; des filles qui ont assumé très tôt que c’était un privilège de pleurer. C’est comme si tout ce qui sortait d’elles spontanément était TROP grossier pour être exposé parce qu’on replace jamais les affaires dans le contexte de la voie lactée, parce qu’on n’a pas appris à écouter les GÉANTES, les FOUDROYANTES, les

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qui tournent au loin dans notre système solaire, celles qui sont faites de TEMPÊTES INFERNALES, celles qu’on ne peut pas rêver de coloniser et dont même la lueur est MORTELLE. On nous a pas montré comment reconnaitre la beauté qui se cache au cœur de leur hostilité; on n’a pas appris à troquer l’appréhension pour la compassion, la fascination pour la connaissance. On n’a pas catché que tout est une question de COMPACITÉ, pis que les géantes ont simplement décidé de ne pas se contracter, de ne pas faire de leur corps un sol à piétiner pis que c’est pas parce que leurs molécules sont de faible cohésion qu’elles n’ont pas d’intégrité ni de frontières:

on n’a pas le droit de passer au travers!

Mais en écoutant les waves de Jupiter, on va peut-être apprendre à se taire et à recevoir des MERS pis des AURORES sans essayer de comparer la force de nos gravités, sans constamment mesurer nos magnétismes. On va laisser le temps brûler ce qu’il a à brûler en regardant au-delà de la surface imparfaite pis de la rondeur, je veux dire, ce qu’on veut au final, c’est connaître ce qu’il y a dans le CŒUR. Il faut voir au-delà des anneaux de poussière, pis connecter avec ce qui fait que ça

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comme pas possible sur les pôles.

☆☆☆

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J’ai lu dans Le Monde ou ailleurs qu’il pleuvait en esti sur Jupiter, mais que c’était pas de l’eau, c’était des DIAMANTS! Si on apprenait à écouter les foudroyantes, si elles se sentaient en sécurité pis légitimes de pleurer, les grands cavaliers pis les parfaites mariées iraient de ce pas se rhabiller, je veux dire: l’abondance dans le CŒUR des géantes anéantirait tout ce qui entretien la grande illusion de la préciosité, cette illusion qui définit une forme pernicieuse de beauté, cette illusion qui nous détruit dès qu’on n’en fait pas partie.

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