L’attente (encore)

Claudine est hospitalisée depuis trois semaines, TROIS SEMAINES sans sortir, avec des infirmières psychiatriques fines fines fines, mais tellement à l’ouest avec leurs petites procédures qui infantilisent; des infirmières qui se protègent, qui se sécurisent dans la répétition de leurs gestes, des gestes un peu déconnectés comme celui de donner des petits jus de FRUITS pour s’assurer que Claudine ne tombe pas dans le coma ou quelque chose comme ça, en oubliant que la vie, ce n’est pas quelque chose à maintenir FOR ANDROMEDA SAKES, mais quelque chose à partager.

VIVE LES FRUITS COUPÉS EN QUARTIERS!

Claudine est rentrée dans le système encore une fois, pis j’attends qu’elle sorte sans aller la voir (how’s that for a sister?), mais j’attends surtout que cette institution patriarcale soit reconnue comme LE PLUS GRAND HOAX DE L’HUMANITÉ. Je parle de cette maudite psychiatrie qui n’est même pas foutue d’être une branche de la psychologie, pis qui prétend faire des psychothérapies. CE MAUDIT LABORATOIRE QUI PREND POUR SUJETS DES GENS DÉMUNIS. J’aurais aimé que Claudine soit soignée par JODOROWSKI pis sa gang de gourous, pis par d’autres illuminés que les médecins prennent plaisir à rabaisser. Au moins, ils célèbrent la vie, ces gens-là! Ils sont créatifs! Ils cherchent ton rapport au monde et te prescrivent des nouvelles représentations! Je veux dire: on as-tu le droit de

THRIVER_18416

Non mais il me semble que pour penser pouvoir soigner l’être humain dans ce qu’il a de plus viscéral avec un background en neurologie, pour penser que l’anesthésie de la personnalité apaise les grandes douleurs, il faut être vraiment, mais vraiment DISSOCIÉ. Alors:

Psychiatres, DO ME A SOLID, tirez votre révérence avec humilité, AVOUEZ QUE VOUS AVEZ ÉTUDIÉ UNE PSEUDOSCIENCE ET QUE VOS CONNAISSANCES NE NOUS MÈNENT QU’À DAVANTAGE D’IGNORANCE!

Je dis ça, j’ai l’air d’une folle désespérée, mais j’ai confiance en une forme d’intelligence LATENTE, je suis comme ça, je suis une fille BEN POSITIVE, je sais qu’un jour, ça n’existera plus, la psychiatrie. Elle disparaitra avec ses ailes: ses ailes de pigeons morts qui pourrissent dans les racoins d’une ville, d’un pays, d’un monde qui nient, qui nient, pis qui nient TOUT. TOUT LE TEMPS. J’attends.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s