résumons

Les féministes radicales n’ont pas leur place dans les médias selon les médias et le public qui aime le féminisme soft.

Les féministes soft prennent trop de place dans les médias selon les féministes radicales.

Les féministes radicales sont jalouses et méprisantes selon le public qui aime les féministes soft.

Les féministes soft ne croient pas nécessaire de faire l’exercice d’une réflexion approfondie au sujet de leurs contradictions importantes identifiées par les féministes radicales qui sont, anyway, des jalouses.

Les féministes soft attirent une forme de sympathie populaire qui donne envie aux féministes radicales de hurler ou de se ranger derrière elles.

Presque toutes les féministes radicales pratiquent une forme de patriarcat ravalé qui consiste à attaquer ou à protéger une féministe soft.

Les féministes radicales veulent plus de tribunes, mais elles considèrent les tribunes employées par les féministes soft inacceptables.

Les féministes radicales savent pourtant que les autres tribunes féministes sont généralement regardées, lues, et écoutées par un public déjà conquis.

Les féministes softs et les féministes radicales ont l’air de ne pas bien s’entendre, mais elles se distinguent pourtant, et pour les mêmes raisons, des Janette.

Les Janette se fichent des débats entre les féministes soft et les féministes radicales, car ces débats ne portent pas, selon elles, sur des enjeux réellement urgents.

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TOUTES les féministes cherchent des stratégies pour infiltrer le mainstream et faire passer leur message dans une province qui vote pour le parti libéral for christ sake.

TOUTES les féministes ont l’air un petit peu opportuniste parce qu’elles sont avant tout des femmes qui doivent toujours se battre pour trouver leur place dans le monde et pour conserver leur singularité au sein d’un féminisme ou d’un autre.

MAIS_12124

AUCUNE féministe n’aime passer  pour un  JELLY BEAN dans le petit  TUPPERWARE du PATRIARCAT pendant qu’elle essaie, à  sa manière, de faire changer les mentalités.

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6 Commentaires

  1. pop

    Une societer moderne na pas besoin de radicaux, les exxxtremiste son une nuisance a la democratie.

    Ps: Wtf que ca fait davoir le partie liberal au pouvoir?

    • Patty O'Green

      Bonjour🙂

      « Radical » ne veut pas dire « extrémiste » (partisan d’une doctrine), mais plutôt « qui concerne la nature profonde, le principe fondamental ». Une féministe radicale s’attaque à la cause profonde (patriarcat) de ce qu’elle veut modifier.

      Dans une société qui prône majoritairement des valeurs néolibérales et tout ce qui vient avec (économie du marché au nom de la liberté individuelle), cela rend la tâche difficile pour les féministes, qu’elles soient radicales, soft ou Janette.

      Voilà !

      Bonne journée !🙂

      PS : Je suis une féministe radicale.😉

      • Marie

        Le PLQ a tout de même donné le droit de vote aux femmes et a eu le premier conseil des ministres paritaire. Ce parti n’est pas pire que les autres d’un point de vu féministe, il n’est peut-être pas favorable à des mesures de discrimination positive car c’est une intervention de l’État, mais plusieurs féministes ne sont pas d’accord avec cette idée non plus.

  2. Charlotte

    C’est parfait. Parfait. C’est ça.

    Je suis pu capab’ des chicanes de féministes. Nous sommes supposés être liés par une même cause et là, c’est la chicane à savoir qui est plus « pour » la cause que l’autre…

    J’ai l’impression que ça montre le moins beau côté de ce que nous sommes parfois, petits, prêts à juger dès que quelque chose n’est pas tel que nous le souhaiterions, n’est pas comme nous.. Ça fait mal au coeur de la petite féministe que je suis.. Il me semble qu’on est tellement PLUS que ça, qu’on peut tellement être MIEUX que ça.

    D’un autre côté, c’est bien d’en débattre aussi. Les idées qui stagnent ne restent pas vivantes longtemps. Autant faire bouger et faire sauter le mouvement un peu partout, il acquiert plus de visibilité, pour que les gens voient que la « lutte » n’est pas terminée, même si on a l’impression d’avoir gagné pas mal de batailles… C’est ça je pense qui nuit, aussi, le fait que la plupart des gens croient que nous sommes désormais égales parce qu’on est sorties de nos cuisines… C’est tellement pas JUSTE ça. Parlons, alors, discutons de féminisme, tant qu’on en perd pas l’essence même, trouver notre égalité, à tous, non discriminés par notre genre. Juste nous, des humains, imparfaits pis qui essaient fort, mais qui ont droit aux mêmes chances, au mêmes traitements.

    Merci miss.. t’as dit tout ce que je pensais sans même savoir que je le pensais comme ça.

    • Patty O'Green

      Je suis contente que ça résonne pour toi, Charlotte.🙂

      Et je suis d’accord, il en faut des débats au sein du féminisme. C’est super stimulant et vivant. Il y avait des choses super intéressantes dans tous les textes que j’ai lus cette semaine. Je comprends les malaises d’un côté comme de l’autre. J’ai de l’empathie d’un côté comme de l’autre. Et je ne crois pas qu’il faille trancher, au contraire.

      La « chicane », comme tu dis, elle vient souvent du fait que l’on personnalise le débat, qu’on pointe toutes les faiblesses du féminisme d’une seule personne. On pourrait le faire avec n’importe quelle féministe, personne n’est flawless sous la loupe. Ce qui me fait peur avec ce genre de critique personnelle, c’est la paralysie. J’ai mis moi-même du temps à m’impliquer comme féministe parce que je sentais toujours qu’il y avait un impératif de perfection auquel je n’arrivais pas à répondre parce que je vis dans une société patriarcale et que j’ai besoin de me nourrir avant d’exprimer mes idées.

  3. Patty O'Green

    @Marie Je ne parlais pas simplement de l’absence de discrimination positive, mais plus largement de valeurs néolibérales qui, à mon avis, encouragent la compétition entre les individus. Je trouve que c’est l’une des pires choses pour faire avancer leS féminismeS. Cependant, j’imagine qu’il existe des féministes qui ont à coeur les valeurs néolibérales et qui sont convaincues de leur bienfait pour leur féminisme. Je ne les ai jamais lues ni rencontrées, mais c’est clair qu’il doit y en avoir.

    « Ce parti n’est pas pire que les autres d’un point de vu féministe ».

    Les autres = parti québécois et la CAQ ? Très juste, alors. J’aurais dit la même chose à leur sujet.

    Je trouve Québec solidaire un peu moins pire, tout de même.😉

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