HUGE

J’écrivais ailleurs. La thèse et puis des lettres, plein de lettres dans un autre folder. Je lui écrivais chaque jour : cada dia. Je voulais qu’il sache. Il fallait qu’il entende du haut de mon desktop :

même si j’ai peur. C’est tellement

pour moi, toute cette histoire. Jamais seule : LE feeling! Toujours avec. Avec la vie. Créer chaque jour : sans exceptions. Puis j’ai ouvert un nouveau folder,  format papier. Je lui écrivais sur les plages des iles ou en mangeant du caramel fleur de sel en plein milieu de la nuit : « je te prends COMME tu es et s’il faut que tu partes, je te laisserai partir ».

Je ne pensais jamais me sentir soulagée en me pognant compulsivement les seins toutes les demi-heures*. Crisse : ça fait mal! Dans la rue, en-dessous de mon manteau : « Ouch calisse! YAY! » Une vraie folle.

En faisant un lay-up avec mes skinny jeans pour qu’ils atterrissent sur la plus haute tablette de la garde-robe, j’ai scoré en disant : « See you later, alligator ». Puis en refermant la porte, j’ai comme entendu : « in a while crocodile! » Parce qu’en ce moment, tout est en train de devenir

*C’est la sage-femme qui me disait qu’une perte soudaine de la sensibilité des seins pouvait être un signe de fausse couche…
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