Chez nous (?)

Je m’ennuie de Boulder pis de ses hippies, ses bouddhistes, son night life, sur Pearl Street, downtown, mountain view avec ma petite mezzanine pis mes livres, ma peinture, ma guitare, mes bottes de marche, le foyer, les oiseaux, la petite rivière juste là, le campus, en haut de la côte, les villages de ranchers, au pieds des montagnes, les boutiques ésotériques, ses conversations sur les auras, les longs moments passés sur les toits du monde.

Les chats sauvages que je n’ai jamais vus

Tellement de rigidité, tellement d’années de rigidité : j’ai explosé. Les fous rire, l’air rare, l’altitude qui rend euphorique : « I know Patty, there is something about this place ». Je riais : tout le temps, tout le temps, tout le temps. Pas de down. J’aurais pu, avec la distance, ma mère, son ACV, mes défis intellectuels, artistiques, mon stage chargé. Non. Ils disent de Boulder :

Ten square miles surrounded by reality

Je suis arrivée là-bas avec l’essentiel. Enfin sauf ça : une maladie chronique et une autre auto-immune. Je me demandais justement « fuck, combien d’années je vais tougher encore? Mon corps est fini! » Je suis revenue « guérie ». Le médecin cherche des raisons raisonnables parce que ça contredit sa propre rigidité.

Ça va le rendre malade, lui aussi, sa rigidité

La journée du départ, j’étais effondrée, j’avais peur de revenir, pas à Montréal, mais à moi, à mes choses superflues pis à mon attitude superflue. J’ai peur, encore. Je me tiens loin des gens, des endroits, des livres, des objets qui font comme des échos. Je marche trop longuement dans les parcs de mon quartier, je cuisine trop, je m’occupe trop de l’appartement, j’écris pas assez ma thèse parce que je travaille trop, je passe du temps seule dans les cafés que j’aime trop, je mange trop de pop corn devant les films de la boîte noire, je mange même de la viande (c’est déjà trop pour une végétarienne), je prends pas assez mon char pour sortir de la ville…Je planifie ma prochaine incubation, dans quelques semaines, seule, quelque part, une île sans doute.

J’ai l’impression d’attendre quelque chose…Genre d’être chez nous!

Je sais même pas ce que ça veut dire…(?)

C’est tellement étrange!

39 Commentaires

  1. Anne

    C’est fait longtemps que j’ai mis les yeux ici, j’aime beaucoup ta nouvelle déco…

    Chère Patty, c’est si bon de te lire ne pas comprendre ce que signifie le chez nous. Beaucoup de gens se confondent trop à leur chez nous, ce qui ne semble pas être le cas pour toi. Il y a une certaine paix dans cette instabilité, ne pas savoir, la vraie paix. Moi, c’est ça que je pense entk.

    J’ai fait du rattrapage, ton texte sur l’amour avec Madame St-Clair est très beau.😉

    • Patty O'Green

      Bonjour Anne🙂

      Oui, une nouvelle déco comme tu dis, merci😉

      Je comprends ce que tu écris, je le cherche pas vraiment loin ce chez nous, en fait, je veux être plus groundée…Mais il y a des endroits où on se sent naturellement plus groundé, je pense, genre, près de la nature…Mais c’est comme si j’attendais que ça se passe! J’agis pas assez!!!

      Madame St-Clair m’inspire beaucoup haha😉

  2. Miss Candy

    Le chez soi, c’est particulier. La seule fois où je me suis sentie chez moi, c’était à des centaines de kilomètre de mon chez-moi physique, dans un endroit où je n’avais jamais mis les pieds avant. Ça s’est simplement imposé à moi. Une sérénité, et l’impression de rentrer enfin à la maison.

    Bref, je comprends ton attente. Pas besoin de comprendre ce que ça veut dire. C’est un sentiment qui ne s’explique pas. Ça se vit, simplement.

    • Patty O'Green

      Oui, c’est vrai…Moi aussi, j’étais bien loin du chez moi lorsque je l’ai senti. Tout le monde me dit : « va donc vivre là-bas », mais tout comme toi, je ne crois pas que ce soit véritablement « là-bas », chez moi, mais simplement comment je m’y sentais…Il faut que j’arrive à me sentir ainsi partout…

      Merci de ta réflexion, j’feel moins weird!

  3. Charlotte

    J’ai tellement déménagée souvent depuis ma naissance (genre 1 fois par année des fois 2!), que mon chez moi est comme à l’intérieur et il bouge pas. Je me sens chez moi facilement un peu partout. C’est bizarre… Pas que j’arrive chez le monde et que je m’installe les pieds sur la table.. c’est juste que tsé.. ça me prend pas grand chose pour me sentir à l’aise. sentir que j’appartiens là. que mon coeur est bien.

    en tout cas, peut-être que c’est pas ça que tu voulais dire non plus.. lol mais c’est comme ça que je l’ai senti!

    • Patty O'Green

      Hahaha! Oui, ce doit être ça. Tu vois, moi je complique tout et toi tu arrives avec ta réflexion hyper pragmatique, genre, hey Patty, moé j’me sens ben même chez vous même si j’suis jamais allée ahah! Ça fait du bien de te lire😀

      Mais pour tout te dire, je me sens quand même à l’aise n’importe où, je veux dire, je ne suis pas « gênée ». Mais on dirait que j’attends quelque chose pour vraiment entamer mes projets, un confort intérieur, quelque chose qui n’attend plus, qui fait juste vivre, pas de rédemption dans le futur, non, juste faire ce que j’ai à faire maintenant… c’est ce chez nous là que je n’arrive pas à pleinement habiter…

      • Charlotte

        Ouais. Me suis mal exprimée. Jvoulais justement pas dire que j’étais à l’aise dans le sens… en arrivant chez le monde etc.. mais dans ma vie.

        J’ai plein de problème, de questionnement, mais tsé.. je sens que je belong in my life. Que ma vie est ici. Que je suis « chez moi », ici. Mais pas juste « ici ». N’importe où. Parce que moi je le veux, ça. J’ai pas peur d’être quelque part, de laisser ma trace là, de m’y enraciner. En fait, j’ai envie de m’enraciner un peu quelque part.

        Des fois, à te lire, j’ai l’impression que tu as peur de pas pouvoir t’échapper. Mais je comprends pas trop de quoi! On finit toujours par se rendre compte que quelque chose nous dérange, nous étouffe.. à ce moment-là, on peut faire des changements sans tout crisser là. Et être bien. Faire son bonheur, son chez soi. Alors ya pas à avoir peur, c’est comme des défis!

        Je sais pas trop. En tout cas. J’ai de la difficulté à comprendre cet aspect-là parce que je ne le vis pas. Alors j’ai encore plus de difficulté à exprimer mon point de vue! hahaha! Je m’exprime mal ces temps-ci anyway. Je sais pas ce que j’ai. J’ai la pensée pleine de pouce!!!

  4. L'impulsive montréalaise

     »J’ai l’impression d’attendre quelque chose… » Je comprends tellement cela. J’attends. J’attends. J’attends je ne sais pas quoi. Mais je l’attends. Et c’est vrai que c’est facile en attendant d’en faire trop. Beaucoup trop. C’est pourtant dans la simplicité que réside toute la beauté de la vie.

    • Patty O'Green

      Ah, c’est fou l’impulsive. Tu as mis le doigt sur quelque chose que je n’avais même pas remarqué moi-même, bien que je l’aie écrit! C’est vrai, quand j’attends, j’en fais trop, comme pour ne pas sentir l’attente. Je fais trop trop trop pour des choses anodines, mais si peu de choses pour mes plus « grands projets ». Je dis « grands » dans le sens qu’ils m’importent beaucoup, que c’est à travers ceux-ci que j’avance un peu, que je me réalise. Mais le fait de ne pas être groundée, me bloque et je deviens un peu compulsive…En fait, étrangement, je deviens une compulsive dans ce que tu appelles la « simplicité » haha, ce qui m’empêche sûrement un peu de l’apprécier pleinement, c’est ça qui est fou, j’arrive même à compliquer mes recettes de couscous en mettant trop de pois chiches…genre!😉

  5. Marc

    Tu me donnes envie de visiter Boulder, tu es la troisième personne qui en parle avec tant de passion.

    J’aime quand tu parles de guérison et du relâchement de ta rigidité. C’est très sensé pour moi ce que tu dis. Guérir deux maladies, c’est déjà un beau pas vers ton « chez nous » à toi, je trouve.

    • Patty O'Green

      Oui oui oui!!! Vas-y, tu vas comprendre tout de suite! Il y a une ambiance là-bas, c’est vraiment super. Et les gens sont tellement relaxes. L’air est tellement frais, les montagnes sont tellement belles…bon je repars là haha!

      Oui, disons que mon concept de « guérison » a beaucoup évolué au cours des années et surtout de celle qui vient de passer. Et oui, un peu plus chez nous, dans mon corps en tous les cas!!!😀

  6. Patty O'Green

    @ Charlotte : Ouin, je me fais parler à soir😉

    Non! Tu ne t’exprimes pas mal! Tellement pas! On est juste très différentes sur ce point! La « peur de ne pas pouvoir m’échapper », my god, c’est tellement vrai et je voudrais que ça change. On appelle ça la « peur de l’engagement » quand c’est un gars, je pense haha! Disons que je pourrais te faire une liste complète de choses que j’ai vécues qui font en sorte que cette peur est bien ancrée, mais ce serait plate et impertinent, parce que je ne veux pas m’identifier à ça : je veux que ça change.

    Mais j’aimerais quand même ajouter que ce n’est pas simplement négatif, ce n’est pas juste cette peur qui entre en jeu, mais aussi un désir profond d’aventures incessantes, de découvertes, de voyages, de défis intellectuels…etc. Je ne veux pas m’enraciner dans une routine, car c’est comme ça que j’entretiens mon « esprit », sans doute qu’il y a d’autres manières, mais je n’en ai pas encore trouvées qui me vont, c’est vraiment insupportable pour moi, la routine. Mon esprit crève!

    Mais je voudrais tout de même me sentir plus groundée, c’est si beau! 😀

    • Charlotte

      Hum.. je ne voyais pas ça en négatif only! Je vois le beau côté des découvertes, des connaissances, des voyages, des expériences.

      Mais tsé. Tu es PO’G!! Tu es pleine d’imagination, tu es une personne hors de l’ordinaire! Tu ne te laisseras pas engluer, tu es vigilante, à l’affût! La routine, ya rien là! Puis des fois, c’est rassurant aussi de pouvoir s’y abandonner… je comprends que ça te fait crever. Mais quand t’es tannée, ya toujours moyen de moyenner quelque chose😉

      • Patty O'Green

        Oui, je sais bien que tu vois le beau côté des choses, c’est ce que tu essais de me montrer à chaque fois que j’ai peur de ne pas pouvoir m’enfuir😀

        Ben en fait, je suis PM, une humaine comme tout le monde qui se fait facilement prendre par la routine qui la rend très malheureuse et très peu créative et très malade (physiquement même)… Ouais, parce que tellement fragile… Car si j’en ai si peur, c’est peut-être que je me laisses TRÈS FACILEMENT envahir par ce genre de situations…Arrgh, je suis peut-être en train de faire ma crise d’adolescence hahaha😀

  7. Charlotte

    Tsss.. jte fais des compliments et tu vois juste la bête noire…! Ouais ouais, ok t’es touttt ça. Mais tu le sais. Et là, tu as un avantage sur le passé. On apprend de nos « erreurs ». C’est plus facile d’éviter les pièges quand on sait à quoi ils ressemblent! 😀

    Com’ on O’Green! (ou M!)

    • Patty O'Green

      HAHAHAHAHAHAH!😀

      T’as raison, mais suis encore fragile, ça fait pas longtemps que j’ai catché tout ça, bon! Mais c’est quand même grâce à un voyage, un déracinement!

  8. Jane

    Je te comprends. J’aime beaucoup ma ville mais je ne me suis jamais sentie chez moi.
    J’ai cette vague impression que chez moi… c’est très loin et différent de la ville…

  9. Lucrecia Bloggia

    Allô Patty!

    Ce texte m’interpelle. Ce qui attire mon attention, c’est ta « guérison ». La rigidité. Car vois-tu, je collectionne les maladies auto-immune. Dont quelques chroniques. Je me sais encarcannée dans une certaine rigidité. Même si avec les années j’apprends à me délester et à m’abandonner un peu plus à la vie ; ce qui ne veut pas dire me laisser ballotter, mais à faire confiance et à m’ouvrir. Pas toujours évident.

    Et puis Boulder. Je n’ai pas eu l’occasion d’y résider, mais j’y suis passée en traversant le Colorado. Et je peux très bien comprendre ce que tu dis. J’y ai éprouvé (au Colorado) un sentiment de liberté et de plénitude comme nulle part ailleurs. Depuis ce temps, quand je pense à refaire un voyage, c’est le Colorado qui me vient à l’esprit et Santa Fe (juste en dessous). J’sais pas ce qu’il y a dans l’air par là, mais j’en veux encore! Je sais très bien, rationnellement, que le bien-être vient de l’intérieur. Mais avouons qu’il y a des endroits physiques où il est plus facile de se rencontrer soi-même! C’est probablement une question de stimuli. Car ce n’est pas juste une question de géographie, mais d’ondes, d’énergie, enfin… j’sais pas trop, je ne suis pas ésotérique, mais c’est à peu près cela. Disons une question de vibrations. Il y a des citadins qui capoteraient dans la nature, et des gens vivant dans la nature qui suffoqueraient dans les villes. Il y a ceux qui sont contemplatifs, et les autres qui se réalisent dans l’action. Tu vois, je ne serais jamais contrôleur aérien ; mais je peux passer beaucoup de temps à contempler la course d’un nuage! À chacun son « chez nous »! Mais comme dit Charlotte, « il y a toujours moyen de moyenner »!

    Mais le fait que tu sois guérie, me fait croire que tu t’es pas mal approchée du but, non?

    Quoiqu’il en soit, super texte, et désolée de me répandre à ce point pour une première intervention sur ton blogue! ;¬)

    • Patty O'Green

      WOOOW! Ça me fait tellement du bien de te lire ici toi! Mais TELLEMENT! Écris tant que tu veux voyons donc!!!

      Oui, on se comprend, dans l’air de Boulder, il y a quelque chose, je ne suis pas folle, il y a même des bouquins écrits là-dessus!!! Certains livres ésotériques disent que c’est à cause de l’université Bouddhiste (la seule en amérique du Nord) qui se trouve en plein coeur de la ville. TOUT LE MONDE MÉDITE là-bas, alors je suis convaincue que ça change la vibe générale. Enfin, mon séjour là-bas m’a comme transformée, c’est cette vibe qui me manque tellement! Comment dire…J’arrive pas à trouver les mots!!!

      Je ne sais pas quelles sont tes maladies, mais elles se guérissent, j’en suis convaincue. Pendant que j’étais là-bas et que j’ai constaté avec BEAUCOUP d’étonnement ma guérison presque soudaine, j’ai créé un site, j’ai développé des exercices de toutes sortes pour guérir une maladie chronique en particulier, ça aide les gens…Enfin, je te le refile par courriel si ça t’intéresse.

      Aussi, je me sentirais bien mal de ne pas te dire que je suis la même fille qu’effet de présence…J’ai dû prendre le compte « Patty » lorsque j’ai laissé un commentaire sur ton blog…Mais c’est génial de te retrouver ici!!!😀

      • Lucrecia Bloggia

        Ha,Ha!! Cachottière, va! ;¬)

        Oui, j’aimerais bien que tu me « courriellises » tes liens, si tu le veux bien. Mais dis donc, à toi seule, tu me tiens très occupée sur internet!! Dors-tu? Je n’en ai pas encore terminé avec ton avant-dernier billet sur ton autre compte!!! Va falloir que je prenne des journées de congé! ;¬)

        Girl talk: J’adore tes bottes!

  10. Marie

    « Chez nous »… c’est tellement abstrait comme endroit. Des fois c’est un lieu, des fois un sentiment, mais à chaque fois ça fait tellement de bien. Le réconfort. « Chez nous » en ce moment ce serait le sommeil je crois. Ou l’écriture. Surement l’écriture.

    Je peux me permettre de te demander c’était quoi ces maladies? Tu n’es pas obligée de répondre, mais je suis curieuse parce que ça fait quelques fois que tu y réfères…

    • Patty O'Green

      En même temps, ça peut devenir tellement palpable. Tu as raison, l’écriture, c’est la maison😀

      Pour ta demande, je t’envoie de ce pas un courriel. Non que ce soit un secret, mais je n’ai pas envie de publier ça sur ce blog, étant donné que je suis encore « fragile » à tout ça…

  11. Ma mère était hipster / Absurdités claustrophobes

    Beau texte, sensible, touchant. On se retrouve là-dedans; la fameuse maladie. Je ne connais malheureusement pas ce coin de monde mais s’il existe une place où tu t’y sens aussi bien, en effet comment l’oublier?

    Et la rigidité aussi. Du corps, de l’esprit. Tu vois, j’enligne mon retour à la maîtrise vers l’art et la médecine. Je crois bien qu’on aura des idées à partager là-dessus!

    • Patty O'Green

      Merci beaucoup à toi! 😀 Tes mots sont réconfortants…

      Oui, on aura certainement des idées à partager. Wow, c’est super, je trouve, que tu te penches sur la question!!!

      Et quelle drôle de coïncidence, une artiste contemporaine m’a contactée hier pour savoir si je connaissais d’autres personnes qui s’intéressaient aux rencontres de l’art et des milieux hospitaliers ou de la santé pour son nouveau projet artistique….Enfin, si tu en connais déjà un peu sur le sujet (et que tu veux en parler), je peux te mettre en contact avec elle…Feel free! Si jamais ça t’intéresse : ogreen.patty@gmail.com

  12. SP4M

    Tu sais, je crois que tu dois sortir de ta zone de confort un peu. Faire des choses qui te font peur. Ça remet les choses en perspective et ça peut même t’aider à mieux saisir ce que tu recherches. (Ouais, je suis un gros fan du « sortir de sa zone de confort »)

    • Patty O'Green

      SP4M : my god, je fais tellement de choses en ce sens, il me semble…je SUIS inconfortable haha!😉 Je reviens d’un voyage de six mois et je m’en vais pour un mois. Il faut que ça arrête un jour tout ça. Ça remet les choses en perspective jusqu’à un certain point…Ma zone de confort, il faut que je la trouve…Comment en sortir, si je ne l’ai pas trouvée?

      Peut-être qu’il faut que je fasse des choses qui me font peur, comme tu dis, genre, avoir une routine, car je n’en ai pas. Arrgh, je sais pas ce que ça veut dire « zone de confort », j’arrive mal à comprendre ton commentaire…

    • Patty O'Green

      Lorsque de sortir de ma zone de confort représente de ne pas sortir de chez moi, je ne me sens pourtant pas plus confortable chez moi…Enfin, c’est étrange, oui, je ne suis pas chez moi depuis quelques jours, je me sens tellement mieux, je retourne tout bientôt, je redoute… weird!😀

  13. Geneviève

    À go, septembre rend existentiel. Perso, je ne me suis jamais sentie comme ça. Et j’ai des douleurs chroniques asteures. Beau tableau pas trop de saison. En plus, j’ai envie de m’acheter une ferme et de dormir dans le foin… Je ne sais pas mais je voyais dans mon petit marasme une certaine proximité avec ce dont tu parles ici de façon oblique. Sinon… je suis vraiment un 38è commentaire??? Diantre, tu rockes la blogosphère (!!!).🙂

    • Patty O'Green

      Non non Geneviève : si tu regardes bien attentivement, et je reconnais que tu as sans doute autre chose à faire haha, je jase démesurément dans l’espace alloué aux commentaires, c’est presqu’un chat room, pour reprendre les mots de L’inspecteur😉

      Merci de partager ton petit marasme, en effet, il y a une proximité avec ce dont je parle. À défaut de pouvoir dormir dans le foin, je suis en train de me taper l’entièreté de la radio « country » et « anti-folk » sur Last FM en travaillant comme une folle dans l’espoir que les vacances se pointent tout naturellement, genre, sans même que j’aie à les « prendre ». Je suis tellement zélée que je « tag » toutes les chansons de « coups de cœur ». Ah là là!

      Envoie brouter tes douleurs chroniques ailleurs au plus vite!

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