HoméoPattie

Ô Pattie, l’indigne descendante des MÈRES ÉSOTÉRIQUES soignées au jus de pomme chaud pis à l’HOMÉOPATHIE (fuck yeah!), éduquée au Jodorowski, celle qui fait sniffer de l’eucalyptus à ses enfants qui n’ont jamais avalé un produit de l’industrie. Shame on me, la concierge qui a éradiqué les punaises de lit répandues sur les quatre étages de son immeuble avec des CONCOCTIONS aux huiles essentielles pendant que le reste de la ville dormait au gaz pis aux pesticides en attendant le printemps silencieux.

Ô Pattie, la folle DÉCONNECTÉE qui achète des légumes bio au lieu de manger des brevets de Monsato pis qui avale naïvement son CHAGA le matin avant de partir en vélo pour son école d’ÉCOLOS DÉJANTÉS qui apprennent à semer, à repiquer, à arroser. La future horticultrice qui cultive l’aloe vera pour soigner son eczéma, pis qui fait sécher des herbes à infuser pour apaiser les petites douleurs, pis pour guérir les têtes débranchées de leur CŒUR.

Ô Pattie, la naïve qui lit The Art of SEXUAL ECXTASY pis WOMB WISDOM, pis qui termine ses MÉDITATIONS en faisant résonner son BOL TIBÉTAIN, en serrant dans sa main sa pierre de SÉLÉNITE pour rediriger son ÉNERGIE all over son body. Oui c’est moi la risible, la ridicule, la naïve, la pas scientifique, la SANS ESPRIT CRITIQUE, je dirais même la FÂCHANTE, LA SORCIÈRE :

FÂCHEZ-VOUS DONC TOUT LE MONDE, C’EST TRÈS IMPORTANT DE SE CHOQUER, DE S’INDIGNER

de réitérer sa représentation du monde, de montrer combien elle est dominante, forte, fière, patriarcale jusqu’à la moelle, je veux dire, C’EST VRAIMENT FÂCHANT L’HOMÉOPATHIE pis c’est tellement apaisant l’industrie pharmaceutique qui crosse la planète au complet, qui disempower les plus démunis, pis qui invente de nouvelles maladies à mettre dans la petite bible de la psychiatrie. La belle industrie qui fabrique les pires pesticides pour perpétuer la monoculture en détruisant les plus belles cultures jusqu’à ce que l’on ne puisse plus rien faire émerger de cette Terre qui s’écroule sous le poids d’une vision du monde homogène, mais combien

FORTE, VIRILE, SANS VULNÉRABILITÉ, SANS FAILLES

Une vision PROUVÉE pour son EFFICACITÉ, voilà, c’est ça l’affaire, c’est tellement

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que ça soigne TOUT ce que ça rend malade ou presque, c’est pour ça que c’est tellement RÉVOLTANT cette histoire de médicaments dilués dans l’eau: c’est DANGEREUX ces affaires-là dites HOLISTIQUES, ça nous détourne des vraies affaires.   

Alors faut rire TRÈS FORT de ces gens qui avalent de l’air au lieu d’encourager Pfizer, pis après, faut sortir le mépris parce que GOD KNOWS QUE ÇA DÉVELOPPE L’EMPATHIE. C’est comme ça qu’on entre dans le camp des lucides, des consciencieux, des défenseurs de la justice humaine au Québec. C’est comme ça qu’on peut prêcher le seul et unique jugement dernier qui a été prouvé, je parle de cette Science dont on ne s’attarde jamais à l’épistémologie parce que WHO CARES ABOUT THAT AUJOURD’HUI, faut choisir ses batailles, comme on dit, pis la guerre est déclarée à l’homéoPattie.

Apprivoiser la douve

On devrait faire comme Abramovic et Ulay, on devrait marcher peut-être pas le mur de Chine, mais genre la Appalachian trail ou la Pacific Crest trail avec pas de tente et en commençant chacun d’un bord de la trail pour braver un peu la wildness avant de se dire Adieu dans le milieu parce que là, c’est tellement immense que j’ai l’impression qu’on se regarde chacun d’un côté du Grand Canyon ou d’une autre crevasse terrestre béante qui donne le vertige et que, malgré tout, on essaie de se tenir la main, de s’entraider, de se consoler tout en luttant pour ne pas tomber, pour ne pas sombrer ensemble dans le tumulte d’une rivière qui se crisse ben de nos petites misères quotidiennes, de nos cœurs brisés, de nos os qui ont pris l’humidité, je veux dire : on a touché le fond.

Tu penses que je réfléchis tout longuement, mais cette fois-ci, je t’ai simplement transmis le message de mes viscères qui m’ont confirmé la semaine dernière qu’il n’y aurait plus de pont, qu’il faudra désormais apprivoiser la douve entre nous, puis dans nos estomacs, sans se faire la guerre, sans monter aux barricades parce que c’est la seule manière d’enfin vivre ma vérité et de ne plus jamais au grand jamais faire partie de la grande mascarade qui se prend pour l’humanité. Je me suis groundée dans mon corps, pis on dirait que tout a pris le bord, mais le plus fou dans tout ça c’est que tu comprends; tu comprends que quand on s’est rencontrés, il y a douze ans dans un party à peine arrosé, j’étais vraiment loin d’habiter mon corps, ce corps que j’ai lentement réanimé au fil des années, pendant que toi, tu t’es complètement oublié en me demandant de t’aimer.

Tu veux que je reste encore « un peu » et j’essaie de ne pas entendre « toujours » pour qu’on puisse apprendre, ensemble, à ne plus vivre l’un à travers l’autre comme on le faisait quand on s’entretuait. Tous mes espoirs sont réunis autour de la petite chambre qu’on est en train d’improviser dans le salon qui envahira à son tour la salle à manger; une petite chambre où je pourrai fermer la porte et m’envelopper dans ma couverture fair trade de yoga avec une bougie, un cahier pour écrire, mes guits, mes livres et mon amour propre. On s’est dit : peut-être que les enfants trouveront ça un peu amusant malgré tout de nous visiter dans nos petits espaces respectifs le samedi matin, de nous réveiller tout à tour pendant que, dans le reste de l’appart, les meubles s’entassent pour donner un peu plus de chaleur aux pièces communes où nous nous sommes promis de cohabiter en s’accueillant l’un l’autre au grand complet pour une fois.

Echinacea purpurea

Puisque tu navigues dans le monde comme dans un livre de Gombrowicz, j’ai cherché la signification de la fleur que tu m’as donnée en m’attirant dans le guêpier. J’ai cherché ton message. Pis comme par hasard, hier, dans le cours, le prof nous a parlé de l’échinacée pourpre. Je connaissais ses vertus guérisseuses, mais pas son pouvoir de ralentir la croissance des plantes qui l’entourent. Pour se protéger. Pour ne pas se laisser envahir. Pour pouvoir bloomer! Pour s’enraciner comme du monde. Des frontières invisibles, mais nécessaires pour grandir. Pour guérir les autres ensuite.

Je sais pas trop si c’est ça que tu voulais me dire, mais je te le dis tout de suite : je peux pas bloomer! Pas maintenant! J’ai des affaires à régler, je veux dire : faut que mon père meure, faut que ma sœur sorte de son internement, faut que mon fils s’épanouisse à l’école, faut que ma fille arrête de vouloir devenir une princesse pis faut que celui avec qui je vis apprenne à s’aimer.

Je me laisse envahir, tu vas me dire dans tes silences, tes maudits silences qui me parlent tout le temps, mais c’est pour ne pas ressentir l’abandon. J’en mourrais, je veux dire, je suis pas mal sûr que je pourrais mourir d’un sentiment d’abandon. En fait, je suis certaine parce que j’ai eu un sale glimpse l’autre fois pis ça ressemblait franchement à un trou noir ou pire encore, mais peut-être pas, en tout cas me semble que je survivrais pas, me semble que c’est pas possible de ressentir ça sans mourir, sans ressusciter dans un monde fait uniquement d’abandons partout, partout. Pis c’est pas comme si t’étais un safety net.

Tu m’as dit que j’allais trouver des solutions, que ça pouvait aller très vite, en insistant sur le « très vite ». T’avais l’air convaincu. Coudonc, le savais-tu que ça imploserait, ça exploserait, que je me demanderais « c’est-tu ça le bonheur? » la face en pleurs? Parce que toi tu fais la chasse aux volcans, tu cherches des affaires qui jaillissent de la terre, mais moi je cours après la mer, pis j’ai besoin d’air, de beaucoup d’air. Mon feu. Ton eau. Mon ground. Ton éther. Mais tu t’en crisses ben, ça fait que whatever.

What a fucker. (thx).

Pattie

❤ & 💪

Le sarcasme, ça tue l’âme, ça tue  l’AMOUR, je veux dire ça tue TOUTE ok? Arrête donc, là.  En plus, ça a pas l’air d’être ben bon pour le teint, t’as même plus de COULEURS dans la face. Sois donc COUNTRY, mais pour de vrai, pas juste pour avoir l’air de ça parce que c’est don’ cool pis rugged pis toute, je veux dire fais-toi des BICEPS pour de vrai en bêchant le sol avec la fourche pis invente une toune pendant que la terre se

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« Country music tries its best to be HONEST with itself. When it’s sad, it SAYS it’s sad »

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Ressens donc ce que t’as à ressentir au lieu d’étendre tes sarcasmes sur les réseaux sociaux. Si t’es pas capable, mets ta main sur mon COEUR pis regarde moi dans les yeux, je vais t’allumer le TROISIÈME OEIL pour que tu puisses dire « I HAD THE TIME OF MY LIFE » au moins une fois avant de mourir.

Je vais te dire une affaire: j’ai les pieds dans la terre, les mains sur un tronc pis mes cheveux sont des ANTENNES COSMIQUES FULL COSMIQUES. Je suis une WITCH. Je connais toutes les concoctions, les décoctions, je vais semer mes affaires bientôt, pis ça va te GUÉRIR même si t’es pas game, même si tu me méprises avec ton ami le Pharmachien pis les autres adeptes de la rhétorique sarcastique. HEY!

NIAISE DONC PAS AVEC LES SORCIÈRES!

Je fais du HEALING avec mes mains, pis je te haircut le spectre de ton AURA, mais détrompe-toi, je suis pas en train de slaquer intellectuellement, de céder à la médiocrité : NON! J’aime trop l’exigence, c’est avec ça que je FIGHT contre le sarcasme et sa négligence. Ça fait que si tu continues de m’entretenir sur des affaires qui ne viennent pas de ton COUNTRY intérieur, si tu continues du me montrer le muscle de ton cerveau en négligeant le pouvoir de tes BICEPS, je vais te dire:

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comme une adolescente insolente pis après je vais TOUTE faire pour te voir pour de vrai, pour t’accueillir AU COMPLET, même avec ce que tu détestes le plus de ta personne, pis si ça marche toujours pas, je vais retourner dormir avec celle qui m’a appris à TOUT DIRE, à TOUT RESSENTIR.

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Le guêpier

On a regardé le paysage reculer dans le truck. On a retourné la terre pour planter de l’abondance. On s’est dit à quel point « ça faisait du sens ». Tu m’as dit que tu laissais tout aller, que tu ne t’attachais à rien, que les choses t’arrivaient au moment où tu en avais besoin. Rien ni personne ne te manque, crisse? Je m’efforce de te détester parce que le contraire m’est insupportable.

Hier, je n’ai pas dormi de la nuit. Les guêpes s’accumulaient dans le logement du dixième rang. Je me levais pour les attraper avec du papier de toilette. J’ouvrais la porte pour les libérer. Elles revenaient à l’intérieur par je ne sais où. Elles se tenaient en groupe dans les coins des fenêtres. Elles n’étaient pas vraiment agressives. Elles ne m’ont jamais piquée. Si au moins elles m’avaient menacée, j’aurais pu les tuer! Elles pratiquaient l’inertie, mais en bourdonnant tellement fort que ça m’empêchait de dormir. Je les imaginais franchir la porte de ma chambre. Alors je restais éveillée pour surveiller. Pis je pensais aux choses qu’on s’était dites sans se parler cette semaine. Je pensais à toi.

C’est peut-être la première fois de ma vie que mes fantasmes s’arrêtent là où ça pourrait commencer. Je te cherche, c’est tout. Je n’ai pas d’images, ni de positions, ni de mots dits dans l’oreille parce que je sais que, toi aussi, tu as pris l’engagement de créer en dehors de toutes les images existantes. Je sais que, pour toi aussi, le sexe est un espace sacré, un échange d’énergie, une création infinie. C’est tellement rare. Ça fait que mon corps t’a reconnu tout de suite.

Tu me disais que tu trouvais que j’étais centrée, groundée, émerveillée. Une artiste qui porte une enfant dans son cœur. Pis tu m’as refilé une fleur. De l’échinacée pourpre. Tu sais bien que les pétales se mangent. Que leur jus traite les blessures légères. L’intuition était bonne, mais il m’en aurait fallu trois ou quatre tonnes.

Le dernier jour, dans le truck, je t’ai dit « c’est ta faute ». Je parlais de ma confusion. Tu m’as dit « pourquoi? » J’ai dit « ta présence ». Tu m’avais dit plus tôt que ça te faisait un bien fou que je sois là, avec toi. Avant de partir, tu m’as serrée dans tes bras. Je t’ai dit un peu en riant que j’allais m’ennuyer de toi. Tu t’es éloigné avec un sourire en me disant « oui, mais peut-être pas pour longtemps… ». T’as mis la potentialité de nos retrouvailles entre les mains de l’univers.

Parce que tu crois aux esti de synchronies, tu pratiques l’inertie. T’as pas une once d’agressivité. Tu ne m’as jamais piquée. Mais mon ventre t’appelle pis tu ne veux même pas être mon ami sur Facebook for christ sakes. Si au moins tu m’avais menacée, j’aurais pu t’oublier.

Tu m’as entrainée subtilement jusqu’au fond du guêpier, dans mon cœur, pis tu m’as abandonnée là avec mes affaires à régler pis ma douleur.

What a fucker. (thx)

Pattie ❤

Violente bienséance

Les échanges « reply to all » étaient houleux et, dans ce temps-là, les courriels ont l’air d’être rédigés par des enfants de cinq ans désorganisés avec quelques mots ici et là rappelant qu’il y a bel et bien un adulte qui peine à se contenir de l’autre côté de son écran. C’est beau toute cette laideur non bienséante du « reply to all », ça brise des frontières. Au diable les catégories, les classes sociales! On ne pouvait pas déceler qui avait fait de longues études, qui travaillait pour une multinationale ou qui avait du mal à boucler son mois.

Dans cette forme d’échange qui a sa propre rhétorique, parce que ça a quelque chose d’universel le « reply to all » avec ses phrases torturées par l’émotion, tout le monde se sentait à l’aise de s’exprimer. On était peut-être soixante sur le thread et chacun prenait le temps de lire les autres avant d’exploser. On arrivait peu à peu à quelque chose qui n’était pas tout à fait un consensus, mais plutôt un common ground. Ce qui me dit que, sur le fond, l’être humain finit toujours par s’entendre, mais encore faut-il avoir la volonté de le toucher en évacuant la bienséance.

Puis est arrivée cette dame qui a brisé la règle fondamentale du « reply to all », c’est-à-dire la spontanéité qui agissait ici comme gage d’honnêteté, d’authenticité. Cette traitre du « reply to all » nous a servi une réponse bienséante! Ses propos était nuancés, posés avec plein de belles tournures de phrases et de savoirs académiques. Elle avait su synthétiser nos discussions et évacuer leurs émotions, ce qui faisait de nous de beaux produits de synthèse, justement. Par la suite, plus personne n’a osé appuyer sur la flèche du « reply to all ».

J’étais tellement en crisse.

Ma première réaction a été d’évacuer mon émotion, de me dire que si je ressentais de la colère en lisant une telle œuvre de sagesse, c’était par jalousie. Après tout, j’ai un doctorat : j’aurais dû être en mesure de le faire moi aussi!

Mais si cette femme avait a eu le dernier mot, ce n’est pas parce que son courriel était effectivement parvenu à clore le sujet de manière brillante. C’est parce que sa bienséance, bien plus que son intelligence, était intimidante et écrasante dans le contexte. Après la lecture d’un tel message, comment ne pas sentir que nous avions tous et toutes agi de manière hystérique?

J’imaginais les autres derrière leur écran avec, dans le ventre, cette même sensation de colère et de honte. Cette colère et cette honte que l’on retourne contre soi-même parce qu’on a osé exister publiquement, parce qu’on a dévoilé à tous et à toutes notre propension à ressentir les choses fortement. J’aurais voulu trouver une manière d’exprimer à cette femme la violence de son message bienséant. J’aurais voulu lui faire voir le pacte qu’elle venait de briser. J’aurais surtout voulu le faire devant tout le monde comme pour leur offrir un petit baume.

Après la lecture d’un tel message, on est habitué d’applaudir, de féliciter cette capacité d’une personne à ne pas « réagir ». Elle pouvait être fière d’elle! Elle avait eu la bonne attitude. Nous, nous n’avions qu’à ravaler nos émotions.

Pour lui répondre, il aurait fallu le faire avec son langage et non avec celui du « reply to all ». Sinon, j’aurais risqué de m’enfoncer davantage dans cette colère et cette honte. Mais avec sa rhétorique, ce serait devenu une guerre. Je le sais, car je l’ai vue à l’œuvre plus d’une fois entre des universitaires. On se serait répondu, comme ça, dans de beaux textes qui habillent les petites attaques insidieuses jusqu’à ce que l’une abdique. Car c’est bien cette violence que déguise trop souvent la bienséance, la recherche d’une abdication.

 

L’attente (encore)

Claudine est hospitalisée depuis trois semaines, TROIS SEMAINES sans sortir, avec des infirmières psychiatriques fines fines fines, mais tellement à l’ouest avec leurs petites procédures qui infantilisent; des infirmières qui se protègent, qui se sécurisent dans la répétition de leurs gestes, des gestes un peu déconnectés comme celui de donner des petits jus de FRUITS pour s’assurer que Claudine ne tombe pas dans le coma ou quelque chose comme ça, en oubliant que la vie, ce n’est pas quelque chose à maintenir FOR ANDROMEDA SAKES, mais quelque chose à partager.

VIVE LES FRUITS COUPÉS EN QUARTIERS!

Claudine est rentrée dans le système encore une fois, pis j’attends qu’elle sorte sans aller la voir (how’s that for a sister?), mais j’attends surtout que cette institution patriarcale soit reconnue comme LE PLUS GRAND HOAX DE L’HUMANITÉ. Je parle de cette maudite psychiatrie qui n’est même pas foutue d’être une branche de la psychologie, pis qui prétend faire des psychothérapies. CE MAUDIT LABORATOIRE QUI PREND POUR SUJETS DES GENS DÉMUNIS. J’aurais aimé que Claudine soit soignée par JODOROWSKI pis sa gang de gourous, pis par d’autres illuminés que les médecins prennent plaisir à rabaisser. Au moins, ils célèbrent la vie, ces gens-là! Ils sont créatifs! Ils cherchent ton rapport au monde et te prescrivent des nouvelles représentations! Je veux dire: on as-tu le droit de

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Non mais il me semble que pour penser pouvoir soigner l’être humain dans ce qu’il a de plus viscéral avec un background en neurologie, pour penser que l’anesthésie de la personnalité apaise les grandes douleurs, il faut être vraiment, mais vraiment DISSOCIÉ. Alors:

Psychiatres, DO ME A SOLID, tirez votre révérence avec humilité, AVOUEZ QUE VOUS AVEZ ÉTUDIÉ UNE PSEUDOSCIENCE ET QUE VOS CONNAISSANCES NE NOUS MÈNENT QU’À DAVANTAGE D’IGNORANCE!

Je dis ça, j’ai l’air d’une folle désespérée, mais j’ai confiance en une forme d’intelligence LATENTE, je suis comme ça, je suis une fille BEN POSITIVE, je sais qu’un jour, ça n’existera plus, la psychiatrie. Elle disparaitra avec ses ailes: ses ailes de pigeons morts qui pourrissent dans les racoins d’une ville, d’un pays, d’un monde qui nient, qui nient, pis qui nient TOUT. TOUT LE TEMPS. J’attends.