Le guêpier

On a regardé le paysage reculer dans le truck. On a retourné la terre pour planter de l’abondance. On s’est dit à quel point « ça faisait du sens ». Tu m’as dit que tu laissais tout aller, que tu ne t’attachais à rien, que les choses t’arrivaient au moment où tu en avais besoin. Rien ni personne ne te manque, crisse? Je m’efforce de te détester parce que le contraire m’est insupportable.

Hier, je n’ai pas dormi de la nuit. Les guêpes s’accumulaient dans le logement du dixième rang. Je me levais pour les attraper avec du papier de toilette. J’ouvrais la porte pour les libérer. Elles revenaient à l’intérieur par je ne sais où. Elles se tenaient en groupe dans les coins des fenêtres. Elles n’étaient pas vraiment agressives. Elles ne m’ont jamais piquée. Si au moins elles m’avaient menacée, j’aurais pu les tuer! Elles pratiquaient l’inertie, mais en bourdonnant tellement fort que ça m’empêchait de dormir. Je les imaginais franchir la porte de ma chambre. Alors je restais éveillée pour surveiller. Pis je pensais aux choses qu’on s’était dites sans se parler cette semaine. Je pensais à toi.

C’est peut-être la première fois de ma vie que mes fantasmes s’arrêtent là où ça pourrait commencer. Je te cherche, c’est tout. Je n’ai pas d’images, ni de positions, ni de mots dits dans l’oreille parce que je sais que, toi aussi, tu as pris l’engagement de créer en dehors de toutes les images existantes. Je sais que, pour toi aussi, le sexe est un espace sacré, un échange d’énergie, une création infinie. C’est tellement rare. Ça fait que mon corps t’a reconnu tout de suite.

Tu me disais que tu trouvais que j’étais centrée, groundée, émerveillée. Une artiste qui porte une enfant dans son cœur. Pis tu m’as refilé une fleur. De l’échinacée pourpre. Tu sais bien que les pétales se mangent. Que leur jus traite les blessures légères. L’intuition était bonne, mais il m’en aurait fallu trois ou quatre tonnes.

Le dernier jour, dans le truck, je t’ai dit « c’est ta faute ». Je parlais de ma confusion. Tu m’as dit « pourquoi? » J’ai dit « ta présence ». Tu m’avais dit plus tôt que ça te faisait un bien fou que je sois là, avec toi. Avant de partir, tu m’as serrée dans tes bras. Je t’ai dit un peu en riant que j’allais m’ennuyer de toi. Tu t’es éloigné avec un sourire en me disant « oui, mais peut-être pas pour longtemps… ». T’as mis la potentialité de nos retrouvailles entre les mains de l’univers.

Parce que tu crois aux esti de synchronies, tu pratiques l’inertie. T’as pas une once d’agressivité. Tu ne m’as jamais piquée. Mais mon ventre t’appelle pis tu ne veux même pas être mon ami sur Facebook for christ sakes. Si au moins tu m’avais menacée, j’aurais pu t’oublier.

Tu m’as entrainée subtilement jusqu’au fond du guêpier, dans mon cœur, pis tu m’as abandonnée là avec mes affaires à régler pis ma douleur.

What a fucker. (thx)

Pattie ❤

Violente bienséance

Les échanges « reply to all » étaient houleux et, dans ce temps-là, les courriels ont l’air d’être rédigés par des enfants de cinq ans désorganisés avec quelques mots ici et là rappelant qu’il y a bel et bien un adulte qui peine à se contenir de l’autre côté de son écran. C’est beau toute cette laideur non bienséante du « reply to all », ça brise des frontières. Au diable les catégories, les classes sociales! On ne pouvait pas déceler qui avait fait de longues études, qui travaillait pour une multinationale ou qui avait du mal à boucler son mois.

Dans cette forme d’échange qui a sa propre rhétorique, parce que ça a quelque chose d’universel le « reply to all » avec ses phrases torturées par l’émotion, tout le monde se sentait à l’aise de s’exprimer. On était peut-être soixante sur le thread et chacun prenait le temps de lire les autres avant d’exploser. On arrivait peu à peu à quelque chose qui n’était pas tout à fait un consensus, mais plutôt un common ground. Ce qui me dit que, sur le fond, l’être humain finit toujours par s’entendre, mais encore faut-il avoir la volonté de le toucher en évacuant la bienséance.

Puis est arrivée cette dame qui a brisé la règle fondamentale du « reply to all », c’est-à-dire la spontanéité qui agissait ici comme gage d’honnêteté, d’authenticité. Cette traitre du « reply to all » nous a servi une réponse bienséante! Ses propos était nuancés, posés avec plein de belles tournures de phrases et de savoirs académiques. Elle avait su synthétiser nos discussions et évacuer leurs émotions, ce qui faisait de nous de beaux produits de synthèse, justement. Par la suite, plus personne n’a osé appuyer sur la flèche du « reply to all ».

J’étais tellement en crisse.

Ma première réaction a été d’évacuer mon émotion, de me dire que si je ressentais de la colère en lisant une telle œuvre de sagesse, c’était par jalousie. Après tout, j’ai un doctorat : j’aurais dû être en mesure de le faire moi aussi!

Mais si cette femme avait a eu le dernier mot, ce n’est pas parce que son courriel était effectivement parvenu à clore le sujet de manière brillante. C’est parce que sa bienséance, bien plus que son intelligence, était intimidante et écrasante dans le contexte. Après la lecture d’un tel message, comment ne pas sentir que nous avions tous et toutes agi de manière hystérique?

J’imaginais les autres derrière leur écran avec, dans le ventre, cette même sensation de colère et de honte. Cette colère et cette honte que l’on retourne contre soi-même parce qu’on a osé exister publiquement, parce qu’on a dévoilé à tous et à toutes notre propension à ressentir les choses fortement. J’aurais voulu trouver une manière d’exprimer à cette femme la violence de son message bienséant. J’aurais voulu lui faire voir le pacte qu’elle venait de briser. J’aurais surtout voulu le faire devant tout le monde comme pour leur offrir un petit baume.

Après la lecture d’un tel message, on est habitué d’applaudir, de féliciter cette capacité d’une personne à ne pas « réagir ». Elle pouvait être fière d’elle! Elle avait eu la bonne attitude. Nous, nous n’avions qu’à ravaler nos émotions.

Pour lui répondre, il aurait fallu le faire avec son langage et non avec celui du « reply to all ». Sinon, j’aurais risqué de m’enfoncer davantage dans cette colère et cette honte. Mais avec sa rhétorique, ce serait devenu une guerre. Je le sais, car je l’ai vue à l’œuvre plus d’une fois entre des universitaires. On se serait répondu, comme ça, dans de beaux textes qui habillent les petites attaques insidieuses jusqu’à ce que l’une abdique. Car c’est bien cette violence que déguise trop souvent la bienséance, la recherche d’une abdication.

 

L’attente (encore)

Claudine est hospitalisée depuis trois semaines, TROIS SEMAINES sans sortir, avec des infirmières psychiatriques fines fines fines, mais tellement à l’ouest avec leurs petites procédures qui infantilisent; des infirmières qui se protègent, qui se sécurisent dans la répétition de leurs gestes, des gestes un peu déconnectés comme celui de donner des petits jus de FRUITS pour s’assurer que Claudine ne tombe pas dans le coma ou quelque chose comme ça, en oubliant que la vie, ce n’est pas quelque chose à maintenir FOR ANDROMEDA SAKES, mais quelque chose à partager.

VIVE LES FRUITS COUPÉS EN QUARTIERS!

Claudine est rentrée dans le système encore une fois, pis j’attends qu’elle sorte sans aller la voir (how’s that for a sister?), mais j’attends surtout que cette institution patriarcale soit reconnue comme LE PLUS GRAND HOAX DE L’HUMANITÉ. Je parle de cette maudite psychiatrie qui n’est même pas foutue d’être une branche de la psychologie, pis qui prétend faire des psychothérapies. CE MAUDIT LABORATOIRE QUI PREND POUR SUJETS DES GENS DÉMUNIS. J’aurais aimé que Claudine soit soignée par JODOROWSKI pis sa gang de gourous, pis par d’autres illuminés que les médecins prennent plaisir à rabaisser. Au moins, ils célèbrent la vie, ces gens-là! Ils sont créatifs! Ils cherchent ton rapport au monde et te prescrivent des nouvelles représentations! Je veux dire: on as-tu le droit de

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Non mais il me semble que pour penser pouvoir soigner l’être humain dans ce qu’il a de plus viscéral avec un background en neurologie, pour penser que l’anesthésie de la personnalité apaise les grandes douleurs, il faut être vraiment, mais vraiment DISSOCIÉ. Alors:

Psychiatres, DO ME A SOLID, tirez votre révérence avec humilité, AVOUEZ QUE VOUS AVEZ ÉTUDIÉ UNE PSEUDOSCIENCE ET QUE VOS CONNAISSANCES NE NOUS MÈNENT QU’À DAVANTAGE D’IGNORANCE!

Je dis ça, j’ai l’air d’une folle désespérée, mais j’ai confiance en une forme d’intelligence LATENTE, je suis comme ça, je suis une fille BEN POSITIVE, je sais qu’un jour, ça n’existera plus, la psychiatrie. Elle disparaitra avec ses ailes: ses ailes de pigeons morts qui pourrissent dans les racoins d’une ville, d’un pays, d’un monde qui nient, qui nient, pis qui nient TOUT. TOUT LE TEMPS. J’attends.

L’attente

C’est drôle parce qu’hier, je me disais justement qu’il faudrait bien que j’apprenne à me déposer, pis cette nuit, j’ai fait un rêve, c’était une commande : j’ai demandé à mon esprit un rêve, des images qui me permettent d’approcher la signification de cette pression intérieure qui m’empêche de m’enraciner deux secondes sur mon plancher de bois franc. C’est une pression, mais c’est weird parce qu’elle me tire vers le haut, pis ça me donne un petit look aérien, je veux dire, c’est vrai que je suis tout le temps échevelée : y’a comme rien à faire!

Dans mon rêve, je faisais des choses banales comme prendre ma douche, m’habiller, manger. Je ne suis plus certaine de l’enchainement des activités, mais je sais qu’elles étaient banales et qu’il n’y avait ni temps, ni espace entre chacune d’entre elles. Mon père était là, tout le temps, mais il ne me parlait pas. Il était juste présent, partout. Moi, je n’étais pas vraiment là. Je me tenais un pied dans le monde, un autre dans un espace créé par de l’anxiété, un ici qui se bat pour être ailleurs.

J’ai souvent dit que le monde était trop petit, que la planète était trop étroite pour qu’on y respire tous les deux en même temps. Il expire, j’inspire : c’est un fait indéniable! Alors y’a personne qui peut me garantir qu’il n’entre pas encore en dedans de moi, comme ça, dans mes narines, dans mes pores de peau, dans mon sang, à mon insu. Faut pas trop que j’y pense parce que ça me fait respirer drôlement. J’attends le plus possible avant l’inspiration pis je prends le strict minimum.

MAIS Y VAS-TU MOURIR, CALICE?

que je me dis à bout de souffle. Les meilleurs pères passent leur temps à mourir, mes amies sont tristes, pis moi, l’effrontée, je les envie, pis moi, la sans-cœur, j’attends, j’attends pis j’attends que l’air du monde se libère pour prendre une grande respiration. Mais il paraît que RIEN NE SE PERD, RIEN NE SE CRÉE, non mais tu parles d’une MARDE INTERSIDÉRALE cet univers! On n’est JAMAIS débarrassé, mais j’attends au cas où parce que je me dis que même Lavoisier peut se tromper.

On raconte que la maladie mentale, c’est l’attente. Je dois être folle en crisse! Je veux dire, j’attends encore pour venir au monde, je fais la file dans les limbes pour mon baptême. Oh, j’apprends plein d’affaires en attendant! Je veux TOUT savoir, TOUT comprendre, TOUT expérimenter. DROP THE SKY, je veux dire, penses-tu sérieusement que je m’arrête à l’atmosphère où y’a plein d’air usé par mon père?

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Il s’est approprié le monde qui ne fait que lui répondre gentiment, tout le temps, mais j’ai quand même la vie, fuyante, exaspérante, comme TROP GRANDE parce que je ne lui ai pas encore trouvé d’endroit défini. Ah! Sauf peut-être les bois. C’est vrai, il ne connaît rien à ces lieux où je n’attends pas! Ça fait qu’Andromède pis les bois, ils sont à MOI!

La vieille thésarde

C’est fou comme la douleur physique, une douleur qui ne permet soudainement plus le mouvement, une douleur qui te dit que tu ne pourras peut-être pas TE DRESSER FIÈREMENT SUR TON PADDLE BOARD POUR TRAVERSER GLORIEUSEMENT TOUS LES LACS DE L’ILE DE MOUNT DESERT, une douleur qui te rappelle ta limitation pis qui est en train de te faire couler ton esti de cours de plantation; c’est fou comme cette douleur-là te ramène au centre de ton PETIT UNIVERS pour te montrer de quoi il a l’air quand on le prend en photo. Pis c’est pas très beau.

J’ai bêché dans un toit de gravier pendant une heure pour déraciner un érable, pour le replanter, pour me faire évaluer sur la pente de 2%: le collet bien dégagé, les tuteurs bien posés, les sellettes solidement attachées, FALLAIT SURTOUT PAS OUBLIER D’ARROSER! Après, je suis allée boire une partie de ma vie au parc d’à côté, j’ai mangé un GROS SAC DE MISS VICKIE’S au complet, j’ai consolé une amie qui pleurait parce qu’on était tous et toutes en train de s’engueuler en se traitant de privilégié.es: « IL EST RACISTE LE PROF NON IL EST PAS RACISTE VOUS ÊTES PARANOS », j’ai joué à marie-tue-baise avec mes collègues en prenant pour sujets les profs de l’école, j’ai pissé sur un arbre, j’ai mangé UNE SALE POUTINE à La Mère, je suis rentrée à vélo en me demandant quel âge j’avais, pis en espérant que mon chum dormait.

Le lendemain, je me suis à moitié levée pour comprendre que j’étais blessée. Je marchais avec une main dans le bas du dos, une nausée dans l’estomac pis un sentiment d’absurdité devant les possibilités de mon déjeuner. Là, je suis alitée depuis quelques jours. On me dit: « REPOSE-TOI PATTIE, C’EST BON POUR TOI, FILLE », mais je capote ben raide parce que l’immobilité, ça me rappelle mes années de thésarde isolée pis déprimée qui fermait la porte de sa pièce en demandant de ne pas être dérangée pendant qu’elle rédigeait,

mais c’était souvent juste un front pour pouvoir angoisser en paix.

L’angoisse, c’est la détente mentale par excellence de la thésarde. Les bourses doctorales : une solution pour étirer la dissimulation de sa dysfonction sociale. « Thésarde » est un état d’esprit, une sorte de maladie qui suit la thésarde toute sa vie parce que le sentiment d’INFINITUDE DE LA THÈSE, dont elle souffre, ne la quitte malheureusement pas avec la réception de son diplôme par la poste. Il se poursuit, mais sans objet cette fois, ce qui lui donne un air de « je ne réalise ni la fragilité ni le privilège de la vie ». 

Tout ça pour dire qu’avec mes maux de dos, je me sens vraiment comme une vieille thésarde condamnée à la méditation angoissante de l’infinitude, une vieille thésarde qui aurait mieux fait de se souvenir de son âge pis de rester sage devant sa vie qui sera un jour finie.

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VieilleThesarde_AmeliePaquetAmélie Paquet, La vieille thésarde, 2016

Mon amie Amélie m’a récemment offert une toile pour mettre en haut de mon diplôme sur le mur, du fine art comme pour me rappeler la vieille thésarde de mon photoroman de l’époque de la rédaction. Elle a beau vivre dans une grange avec des livres plein de pourriture, elle survit aux flammes, à la submersion d’eau pis de terre. Elle brave les grosses limaces pis les prétentieux. C’est une vieille thésarde qui ne porte pas de canne, mais une arme. Le fusil, c’est une métaphore, je veux dire, c’est comme pour dire que « THÉSARDE UN JOUR, THÉSARDE TOUJOURS » c’est ben correct parce qu’une vieille thésarde qui se pense infinie, c’est vraiment

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Militante épanouie

Durant le mois de mai, j’essaierai de faire de l’oxymore « militante épanouie » un pléonasme; je célèbrerai mes résistances quotidiennes à la Villa réflexive où je suis en résidence d’écriture virtuelle, accompagnée de Klermor.

Il y a longtemps que je me demande comment être militante féministe et épanouie. Ça me triture, ça m’obsède, ça me désespère. Maudits livres de croissance personnelle, mais c’est pas pire qu’une formation intellectuelle. S’agit de voir où ça merge. Je médite là-dessus, pas zen pantoute. Tu pourras lire mes courtes tergiversations

ici

Psychopopatty #9 : les impulsions

Je lui ai dit que j’étais un peu mélangée, un peu déprimée, qu’il avait fallu que je me garroche dans quelque chose qui me grounderait solide, quelque chose qui ressemble à avoir les mains dans la terre, pis que ça me rendait un peu insécure parce que j’avais l’impression de fuir ou de gâcher une potentielle carrière juste pour suivre une impulsion, comme ça, sans trop réfléchir, pis elle m’a dit, MAIS C’EST SUPER et je lui ai répondu avec un regard confus :

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Selon elle, il est ESSENTIEL de suivre une impulsion comme celle-là et de plonger dedans, de l’é t i r e r  d a n s  l e  t e m p s. Parce qu’une impulsion, ça ne vient pas pour rien, c’est là parce que ça fait longtemps que le désir s’étrangle dans le fond des tripes et qu’un jour ou l’autre, ça émerge, ça explose sort of. Alors, autant y aller une bonne fois pour toutes, autant se foutre de la pression sociale et

arrêter de tourner la manette de serrage pour maintenir notre POSITION dans un monde qui devient alors aussi étroit qu’un ÉTAU.

J’ai pensé C’EST BIEN TROP VRAI: je n’ai jamais suivi une impulsion JAMAIS parce que je me disais qu’il ne fallait surtout pas faire ça pour réussir quelque chose dan’ vie, pour finir happy, mais c’est tellement pas vrai, mais TELLEMENT PAS. J’ai quand même un peu résisté à sa théorie parce que ça me faisait peur, parce que ça disait quelque chose comme « t’es vraiment libre fille don’t you see? ». J’ai rectifié mon enthousiasme pis je lui ai dit OUI MAIS OUI MAIS OUI MAIS ÇA PREND QUAND MÊME UN ÉQUILIBRE UN PEU DE CONTRÔLE SINON ON N’ABOUTIT À RIEN DAN’ VIE PIS ON SERA PAS PLUS HAPPY, pis elle m’a dit NON C’EST LE CONTRAIRE FAUT SUIVRE SES IMPULSIONS FAUT Y ALLER À FOND. Mon petit monde bien contrôlé venait de virer à l’envers sauf qu’il était devenu tout grand tout clair ça fait que j’ai dit OK, OK,

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d’abord ! MAIS…

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