Posted in T'aime | Laisser un commentaire
bike bike bike ❤
Dimanche, avril 29th, 2012Mes citations douteuses #1
Samedi, avril 28th, 2012La seule raison pour laquelle un universitaire aux études supérieures ne critique pas ouvertement l’effet monopolistique du talk show Tout le monde en parle sur la culture, c’est qu’il espère secrètement et fortement d’y être un jour invité afin d’étaler son talent et son intelligence et, par la même occasion, d’obtenir les privilèges associés à ce monopole qu’il critique pourtant sans relâche dans le contexte académique. On jase.
Polarité
Samedi, avril 28th, 2012« Il ne faut pas polariser» qu’ils disent, les grands sages védiques de la GGI! Comme si une polarité n’était pas naturellement générée par le fait que certains portent des uniformes et les autres non, que ceux-ci utilisent des armes et ceux-là non, que certains conduisent en dehors des limites de vitesse et les autres non, que ceux-ci peuvent coller une amande salée à quiconque et ceux-là non, que certains peuvent accompagner un “ferme ta gueule” d’un coup de matraque et que les autres non, que ceux-ci peuvent, provisoirement et s’ils le souhaitent, avoir le dernier mot par la violence physique alors que les autres doivent attendre au lendemain pour répliquer “convenablement” sur un réseau social! Un message qui ne sera jamais lu par le destinataire. Comme si la polarité ne découlait pas d’emblée d’une vulnérabilité forcée. Celle qu’on impose à ceux qui s’unissent pour une cause ; une vulnérabilité qui est idéologiquement inacceptable puisqu’elle va à l’encontre de la force que ceux-ci veulent créer en s’unissant.
Admettons-le, la présence de la police, dans une manifestation, est un mal nécessaire qui crée inévitablement une polarité dans le corps social! Le danger, pour la pensée critique comme philosophique, ne se situe pas dans le fait de polariser, mais plutôt dans celui de nier la présence de cette polarité qu’engendrent les rapports de force! Et parlons donc de cette polarité sans hypocrisie!
Rassure-toi
Vendredi, avril 27th, 2012“Les femmes adressent aux hommes un message rassurant : “n’ayez pas peur de nous”. [...] En même temps que jamais aucune société n’a autant permis la libre circulation corporelle et intellectuelle des femmes. Le sur-marquage en féminité ressemble à une excuse suite à la perte des prérogatives masculines, une façon de se rassurer, en les rassurant. Soyons libérées, mais pas trop.” Virginie Despentes
Je pensais à ça hier soir, avant dormir pis je me suis dit, ayoye, tellement! Je me suis demandée s’il n’y avait pas un danger à populariser ce genre de “féministes nouveau genre” qui s’affirment comme telles, mais qui prennent bien soin, dans leur attitude, de ne pas faire peur aux hommes par un “sur-marquage” de leur féminité. Un sur-marquage qui se traduit dans des tenues comme des attitudes ou des tâches “old fashion”, sorte de retour à la femme au foyer typique.
Enfin, ce n’est qu’un questionnement et je crois que celui-ci est plus que légitime à l’heure actuelle. Damn, rien n’est véritablement gagné ou acquis par ici! J’ai l’impression que pour les femmes, prendre conscience de ce qu’elles ont acquis, c’est trop rarement prendre conscience de ce qu’elles pourraient perdre à nouveau. Et si on décide de voir cette fragilité, il y a quelque chose de vertigineux à constater, à un second degré, toutes les luttes qui n’ont pas encore été menées. Et si on pousse un peu plus loin la réflexion, c’est un peu décourageant de réaliser qu’il ait toujours fallu et qu’il faille encore lutter! C’est débile, quand on y pense, je veux dire, qui veut faire de sa vie une lutte perpétuelle?
Tu vas me dire que c’est mon choix peut-être (je m’imagine un mec qui me parle)… Mais hey, lorsqu’on prend conscience de l’envers du monde, le choix de ne pas lutter est salement déchirant. Ça me fait penser à celui de Sophie, c’est-à-dire, ce choix impossible qu’elle doit faire entre la vie de sa fille et celle de son garçon. Torture. Sophie choisit son fils. Il a plus de chance de survivre à un camp de concentration. Finalement, ses deux enfants sont tués et elle reste avec ce choix impossible sur la conscience, en plus de vivre le pire deuil au monde. Ça ressemblerait à ça, pour moi, de choisir de fermer ma gueule sur le patriarcat aujourd’hui.
Dans le passage de Despentes, je me suis surtout beaucoup reconnue, vous l’aurez compris. En ce sens, j’ai beaucoup d’empathie pour ces féministes nouveau genre qui n’en ont rien à foutre de mon empathie. C’est normal. Mon être incarne à lui seul toutes leurs insécurités.
Enfin, tout ça pour conclure que je ne veux pas que ma coquetterie soit rassurante, je veux dire, je ne veux pas porter des robes pour rassurer les hommes! Je ne veux pas porter un déguisement pour femmes intellos coupables de réfléchir, de la dentelle pour camoufler mon caractère full viril pis des collets peter-pan vintage pour amoindrir la force, la recherche et les arguments qui sont à l’origine de mes idées! Enfin, je veux juste être certaine que ce ne soit pas le cas, même pas un petit peu! Pis de toute manière, je me le suis fait dire assez souvent, même quand je me tasse dans le coin, je fais peur aux hommes pis aux femmes insécures, fait que fuck off l’amoindrissement (mais pas les robes de dentelle)!
-Ho non, là, Patty, tu vas pas devenir une féministe enragée?
-Ben non voyons, n’aie pas peur, je suis ta petite cocotte!!!
Je suis un paradoxe ambulant.
D’une colère consciencieuse
Jeudi, avril 26th, 2012Quand la maîtresse d’école tape sur les doigts des étudiants en colère avec sa règle trop petite pour mesurer l’ampleur de la bêtise humaine, c’est papa suprême qui a le dernier mot : « calmons-nous tous ».
On appelle au calme! C’est bien noble, mais le calme, l’absence d’agitation et de mouvement, ne change pas les comportements abusifs. Le calme ne protège malheureusement personne contre ceux-ci (des gens calmes se sont faits matraquer hier). Pas besoin de lire un essai de psychopop sur le sujet pour le savoir, je veux dire, on en a eu la preuve dès les premières semaines de grève! Le Dalaï Lhama médite pour sauver le monde, mais il n’a pourtant réussi qu’à sauver sa peau, laissant ainsi son peuple s’éteindre peu à peu dans une violence extrême. Le calme, dans des situations abusives, est une réaction causée par la peur pour sauver sa peau. Or, le fruit des actions générées par la peur ne voit jamais le jour.
Je ne crois pas au calme dans des situations abusives.
On appelle à la raison, mais, encore une fois, on ne change pas le coeur des gens avec le raisonnable. Les gens qui ont des comportements abusifs construisent des logiques implacables, font des mathématiques qu’eux seuls maîtrisent, pour justifier les abus. Tout est fucking justifiable avec la raison qui, en plus, est une invitation à réfuter. La raison est une patch de dernier recours pour sensibiliser les gens insensibles à une cause humaine, profonde, essentielle. La plupart du temps, la raison échoue.
Je ne crois pas à la raison dans des situations abusives.
On appelle jamais à la conscience, crisse! Une “colère consciencieuse” n’est pas un oxymore, c’est ce que l’on peut observer depuis 11 semaines chez les étudiants québécois. La colère fait partie de tout processus de changement, on ne peut l’éviter et ce n’est pas la colère qui engendre la violence « dangereuse » et improductive! C’est le manque de conscience! Une large part de cette conscience, de cette perception critique que l’on peut avoir de nous-mêmes et de notre environnement, passe par l’éducation.
Les manifestations contre la hausse des frais de scolarité sont des appels à la conscience humaine. Elles mettent de l’avant l’importance que le développement perpétuel et la non marchandisation de cette conscience jouent dans toute société démocratique. Ce sont des appels qui sont dirigés autant vers les acteurs du gouvernement, du corps policiers que des manifestions (casseurs) qui ne semblent pas en faire preuve. On sait trop bien que c’est ce manque de conscience qui génère le mépris dont sont victimes les étudiants à l’heure actuelle. Ce mépris attise à son tour la colère des étudiants, c’est bien naturel! Car c’est contre les racines même de ce mépris qu’ils manifestent, d’une colère toute consciencieuse.
Alors demandez n’importe quoi, mais ne demandez pas aux étudiants de se calmer for christ sakes!
Don’t put your shit on me!
Mercredi, avril 25th, 2012J’ai PARFOIS l’impression que le féminisme est une sorte de déguisement de mauvais goût : un genre de costume de clown triste pour agresseurs insidieux (*je n’exclus pas le féminin). C’est un peu comme dans le temps, je veux dire, quand les pantalons pattes d’éléphant servaient de passeport pour fourrer le plus possible. L’évasement au bas de la jambe certifiait que l’ “amour” était le moteur d’une relation sexuelle purement territoriale. Moi je trouve ça débile, comment dire, un homme qui revendique la maternité, SA maternité, avec des arguments féministes. J’appelle ça un ostie de trou du cul. Pour être plus élaborée, c’est un personnage de cirque dont le maquillage excessif éveille l’envie irrésistible qu’il se casse solidement la gueule en tombant avec son trapèze, je veux dire, en s’effondrant avec son appareillage conceptuel de marde auquel il s’accroche avec tant d’agilité pour contempler le monde à l’envers.
I’m in such a good mood today!
[fille]
Vendredi, avril 20th, 2012Ce doit être pour ça je suis FOLLEMENT AMOUREUSE du jogging! En plus de la sécrétion intense d’endorphines que la course génère, ça me donne l’impression que J’AI JUSTE BESOIN DE MES SHOE-CLAQUES POUR M’ENFUIR. C’est quand même pas anodin que je parle d’endorphines, ce sont les hormones les plus efficaces contre la douleur. Et la reconnaissance de notre pouvoir de s’en aller rapidement lorsqu’il y a un danger est primordiale pour l’être humain. Courir contre notre douleur et pour réaliser notre pouvoir de s’enfuir, ce n’est pas une fuite, c’est vital.
Claudine est INCAPABLE de courir.
Je l’ai confronté au téléphone, il y a quelques jours, l’agresseur. La logique implacable avec laquelle il se défendait ne visait qu’à creuser un abîme entre mon corps et mon esprit. Il déplaçait constamment NOTRE duel vers une lutte insatiable et psychotique entre mes émotions et une vie fictive. Celle qu’il m’a créée pour que j’oublie. Il était la victime et moi le bourreau. C’est ainsi qu’il arrive à générer LE PIRE MASSACRE INTÉRIEUR. Maintenant, je le sais : c’est moi ou lui. Il est LÀ, le duel, et il doit y rester.
Claudine est MALADE.
Je ne succomberai pas. Je me suis rappelée une genre de maxime que j’ai inventée sur Twitter récemment : « Je préfère le consciencieux au rigoureux, car on peut avoir une logique implacable sans exercer le moindrement sa conscience. » Il a oublié, dans le polissage de sa cohérence, qu’il était supposé M’AIMER, genre. Que je n’étais pas une procureure, mais sa propre […]. Quand la conscience n’est pas exercée au sein d’une argumentation logique, la cohérence dévoile, en même temps que la force de ses arguments, l’aliénation qui en est à l’origine.
Claudine a TOUT FAIT pour l’aimer.
J’ai tout fait pour l’aimer aussi, mais j’ai cessé juste avant d’ajuster ma réalité à sa logique implacable qui m’aurait rendue psychotique. Le point culminant du déploiement de cette logique équivaut au moment où tu réalises que le cowboy qui tire plus vite que son ombre ne daignera même pas te tuer, car il perdrait ainsi son VÉRITABLE DUEL. Il est nettement préférable pour lui de massacrer un esprit en lui transmettant sa propre aliénation. Autour de lui, les gens s’abîment en le consolant parce que sa […] Claudine, qu’il aime tant, est malade mental. De cette manière, il demeure la victime absolue. Celle qui S’EMPIFFRE de l’amour des autres tout en leur dégueulant dessus. Les autres, ce sont les plus démunis, bien entendu.
Certains duels sont si PERNICIEUX qu’il vaut mieux les quitter en courant. Claudine déménage!
Je suis tellement, mais tellement
Mercredi, avril 18th, 2012Une cowgirl moderne et son Western
Lundi, avril 16th, 2012(I may ride these roads along/With this feeling that I am wrong/Wrong but free as I can be/ridin’ on the right side of the sea/The sea in my guts/The one you fear/You’re scared of waves/I love them near/When they’ll be wiping the road I’m crossing/I’ll keep on ridin’…etc. Je compose ça avec une Larrivée OM-03 straight from le Wild West, des bottes de COWGIRL et mon WESTERN intérieur avec des DUELS pis toute là. Un WESTERN, c’est peut-être la conquête sanglante de l’Ouest, mais je fais partie d’une race particulière, et beaucoup plus répandue qu’on ne pourrait le croire, de COWGIRLS modernes qui ne luttent pas pour prendre possession d’un territoire. Leur combat perpétuel repose plutôt sur la réappropriation de leur corps de manière intime et singulière, mais aussi sociale et politique. Leur lutte ne peut pas être la revendication d’un droit, parce qu’un droit, c’est une “permission”. Leur pouvoir sur leur corps ne repose pas, comme le territoire, sur une juridiction! C’est un duel avec la nature humaine pour la reconnaissance de leur propre humanité, as crazy as that! Les COWGIRLS modernes ne veulent donc PAS conquérir l’Ouest, ni AUCUN autre territoire, elle sont tout simplement conquises par celui-ci, par ses montagnes et son Pacifique...On the road, dans leur char, juste avant de passer les douanes, elles baissent leur vitre et, en compagnie d’un cowboy moderne ou d’une autre cowgirl moderne, elles gueulent à tue-tête qu’elles en ont marre qu’on crée des ostie de territoires avec tout!)
Mouchette #2 (Suivez-moi en secret)
Samedi, avril 14th, 2012*Mouchette propose sur son site que l’on me suive en secret pour que je puisse continuer de dévoiler mon secret. Comme j’aurais aimé avoir une amie virtuelle comme Mouchette, lorsque j’étais petite.






