Archive pour la catégorie ‘Ne veut pas de toi

Don’t put your shit on me!

Mercredi, avril 25th, 2012

J’ai PARFOIS l’impression que le féminisme est une sorte de déguisement de mauvais goût : un genre de costume de clown triste pour agresseurs insidieux (*je n’exclus pas le féminin). C’est un peu comme dans le temps, je veux dire, quand les pantalons pattes d’éléphant servaient de passeport pour fourrer le plus possible. L’évasement au bas de la jambe certifiait que l’ “amour” était le moteur d’une relation sexuelle purement territoriale. Moi je trouve ça débile, comment dire, un homme qui revendique la maternité, SA maternité, avec des arguments féministes. J’appelle ça un ostie de trou du cul. Pour être plus élaborée, c’est un personnage de cirque dont le maquillage excessif éveille l’envie irrésistible qu’il se casse solidement la gueule en tombant avec son trapèze, je veux dire, en s’effondrant avec son appareillage conceptuel de marde auquel il s’accroche avec tant d’agilité pour contempler le monde à l’envers.

I’m in such a good mood today! :)

[fille]

Vendredi, avril 20th, 2012

Ce doit être pour ça je suis FOLLEMENT AMOUREUSE du jogging! En plus de la sécrétion intense d’endorphines que la course génère, ça me donne l’impression que J’AI JUSTE BESOIN DE MES SHOE-CLAQUES POUR M’ENFUIR. C’est quand même pas anodin que je parle d’endorphines, ce sont les hormones les plus efficaces contre la douleur. Et la reconnaissance de notre pouvoir de s’en aller rapidement lorsqu’il y a un danger est primordiale pour l’être humain. Courir contre notre douleur et pour réaliser notre pouvoir de s’enfuir, ce n’est pas une fuite, c’est vital.

Claudine est INCAPABLE de courir.

Je l’ai confronté au téléphone, il y a quelques jours, l’agresseur. La logique implacable avec laquelle il se défendait ne visait qu’à creuser un abîme entre mon corps et mon esprit. Il déplaçait constamment NOTRE duel vers une lutte insatiable et psychotique entre mes émotions et une vie fictive. Celle qu’il m’a créée pour que j’oublie. Il était la victime et moi le bourreau. C’est ainsi qu’il arrive à générer LE PIRE MASSACRE INTÉRIEUR. Maintenant, je le sais : c’est moi ou lui. Il est , le duel, et il doit y rester.

Claudine est MALADE.

Je ne succomberai pas. Je me suis rappelée une genre de maxime que j’ai inventée sur Twitter récemment : « Je préfère le consciencieux au rigoureux, car on peut avoir une logique implacable sans exercer le moindrement sa conscience. » Il a oublié, dans le polissage de sa cohérence, qu’il était supposé M’AIMER, genre. Que je n’étais pas une procureure, mais sa propre […]. Quand la conscience n’est pas exercée au sein d’une argumentation logique, la cohérence dévoile, en même temps que la force de ses arguments, l’aliénation qui en est à l’origine.

Claudine a TOUT FAIT pour l’aimer.

J’ai tout fait pour l’aimer aussi, mais j’ai cessé juste avant d’ajuster ma réalité à sa logique implacable qui m’aurait rendue psychotique. Le point culminant du déploiement de cette logique équivaut au moment où tu réalises que le cowboy qui tire plus vite que son ombre ne daignera même pas te tuer, car il perdrait ainsi son VÉRITABLE DUEL. Il est nettement préférable pour lui de massacrer un esprit en lui transmettant sa propre aliénation. Autour de lui, les gens s’abîment en le consolant parce que sa  […] Claudine, qu’il aime tant, est malade mental. De cette manière, il demeure la victime absolue. Celle qui S’EMPIFFRE de l’amour des autres tout en leur dégueulant dessus. Les autres, ce sont les plus démunis, bien entendu.

Certains duels sont si PERNICIEUX qu’il vaut mieux les quitter en courant. Claudine déménage!

Your Silence Feeds My Contempt (drawing is healing #8)

Lundi, avril 2nd, 2012

(Je savais que ce dessin me servirait un jour… 2011, fusain, crayon à mine, aquarelle et mépris)

Te pardonner? (drawing is healing #5)

Lundi, avril 2nd, 2012

(Ouf, ça fait du bien…Aujourd’hui pour le feeling, 2010 pour le dessin : fusain, crayon à mine, aquarelle et frustrations intenses)

sounds of truth

Lundi, juillet 25th, 2011

Leur urgence de le materner. Y mettre des kilomètres. “She isn’t likely to kidnap your baby, but like most of them, she would LOVE to displace you as the object of your child’s affection”. Y mettre des centaines de kilomètres. “This is totally true, I’ve seen this before, just let her do it“. Y mettre des milliers de kilomètres. “It sounds true to me as well, Patty“.  Y mettre des kilomètres et un océan.

Tell me : What’s the SOUND of TRUTH?

Y mettre Mars, Jupiter, Saturne, Uranus. “Cut the apron strings, Patty!” Pleurer sur les anneaux de Neptune à l’ombre de Galatée. Qu’ils me laissent, qu’ils NOUS laissent dont le temps, EUX. Y mettre le temps. Le temps d’y mettre la suite no 3 de Bach pour qu’il s’endorme dans mes bras.

Y mettre une galaxie

Y mettre

Image : oeuvre de Geneviève Cadieux (elle s’illumine le soir sur le toit du Musée d’art contemporain de Montréal, ce sont les lèvres de la mère de l’artiste, ça représente la voix maternelle qu’on écoute de moins en moins, d’où le jeu de mots dans le titre « voix lactée »)

Petites intrusions : BACK OFF!

Lundi, février 28th, 2011

-Je veux m’enfuir à bisounours land, me cacher dans la haie de aunty Lee à Vancouver, vivre dans une tribu primitive chez les Hopis : je suis à bout.

-Tu exagères Patty, personne ne te veut du mal, qu’il me dit. Personne ne t’agresse.

-Je vais aller séjourner dans les bois, comme la fille dans Lost Song, ok là?

-Tu n’es pas normale Patty!

Google : un outil de mesure pour ma NORMALITÉ.

Vive les forums de femmes enceintes : elles non plus, elles n’en peuvent plus.

Quand une femme est enceinte, tout le monde lui touche le ventre en lui disant « Félicitations » mais personne ne vient pour toucher les testicules du père !

Ça m’empêche de dormir et presque de sortir.

-Patty, calme-toi là, calme-toi, bon.

-Je ne veux pas y aller, j’ai trop peur…

Les gens qui saisissent mon utérus à deux main en tâtonnant ce que j’ai de plus intime à la recherche d’un feeling dans mon corps et en m’accrochant systématiquement le pubis : c’est trop!

J’ai même eu droit à une main intrusive dans mon décolletée (pognage de sein intense) et à un French par une dame de 60 ans qui me trouvait “dont ben belle enceinte” et qui m’a prise de force dans un coin : c’est pas une agression ça? Ben non, c’est une vieille dame voyons…Pleine d’affection.

-Elle était peut-être juste saoule Patty…

-Même saoule morte, ça ne me passe pas par l’idée d’agresser sexuellement une femme enceinte! (@#$?&?%%$$#)

Je suis farouche, je l’ai toujours été. Mais là, je suis carrément traumatisée!

-Bon, viens ici Patty, je veux sentir mon petit Mathias. (genre : c’est mon droit!)

-Ben prends-toi un ticket, je n’ai plus de corps anyway.  Je suis un transport en commun, veux-tu une ride avec ça?

Quand Il viendra au monde, il appartiendra au monde

Mais pour l’instant, Mathias est en moi, il vit au rythme des battements de mon cœur et des caresses de son père,  sa tête est plongée sur mon ovaire droit, ses petits pieds pédalent pas très loin de mon estomac et, quand je suis triste, il se met en petite boule juste au-dessus de mon foie…

Virulente

Mardi, juin 29th, 2010

Il s’est approprié mes jambes afin de les mettre sur ses genoux et j’ai eu une poussée soudaine et virulente de rosacée.

-Dis-le moi, si ça te dérange.

-Ça me dérange.

Une coupe brosse

Mardi, juin 29th, 2010

Il voulait devenir commentateur sportif. J’étais vraiment plus grande que lui. Il me demandait souvent de sortir avec lui. Je lui disais toujours que je n’avais pas le temps. Il me répondait qu’il n’avait rien contre l’attente. Je n’avais aucune intention d’acquiescer un jour à ses demandes. Il avait une coupe brosse. Je préférais l’autre type dont le père était drag queen. Il aimait mon accent lorsque je parlais anglais. Je détestais qu’il espionne mes conversations téléphoniques. Il était mon superviseur dans la firme de sondages.  J’étais mal prise en crisse.

L’exode

Mardi, juin 29th, 2010

“Ben voyons, tu ne peux pas me laisser comme ça.”

J’étais barwoman dans une base de plein air. J’entretenais des conversations pénibles avec les clients désespérés lors des “week-ends célibataires” pendant que d’autres abrutis forniquaient dans les bois.  Parce que je considérais que ça faisait partie de mon travail de merde. Parce que je voulais faire du tip. Parce que j’allais faire un long voyage de deux mois dans le Sud de la France en septembre. Parce que je n’avais rien d’autre à faire à l’heure où tout le monde forniquait et que le bar devait rester ouvert.

“Nous deux, c’est comme Moïse et son bâton.”

J’avais remarqué un énorme tatou dans son dos plus tôt dans l’après-midi alors que je faisais le service sur la plage. Un drapeau du Québec tatoué dans le dos : je crois qu’il n’y a rien de pire qu’un fanatique nationaliste pour me rebuter. Il faisait des bombes au bout du quai pendant que je vendais de la bière et des popsicles à des vieux cochons.

“Nous deux, Moïse et son bâton, nous allons séparer les eaux cette nuit”

Attends : Moïse, son bâton, les eaux…Je suis quoi moi, dans ton histoire?

Un tour de 69

Mardi, juin 29th, 2010

Il m’avait juste offert une cigarette en forme de petit phallus alors que je portais mon bikini à jupette. Je lui ai poliment souri et j’imagine que dans sa tête d’homme beaucoup trop vieux pour désirer la jeune femme “à peine” que j’étais, il m’avait déjà baisée mille fois. J’avais les cheveux blonds platines, les sourcils noirs et un caractère de merde. “Veux-tu faire un tour de soixante-neuf?” J’ai cru à une allusion vraiment dégoûtante. “J’ai une ben belle vieille voiture…confortable”. La nouvelle allusion était aussi pire. “‘T’es-tu malade crisse!”