Archive pour janvier, 2012

Psychopopatty #5

Mardi, janvier 31st, 2012

Stéphane me dit de continuer de me crisser de tout, ça le divertit. Je comprends ce qu’il veut dire, même si je suis à mille lieux de me crisser de tout. Je pense qu’il évoque une forme de liberté, plutôt qu’une réelle apathie. Je rêve d’une liberté TOTALE, à tous les niveaux. Je suis en quête constante de liberté. Celle-ci s’est longtemps traduite dans une opposition à toute forme d’autorité. Étrangement, cette opposition ne se présentait même pas comme un choix. Maintenant, c’est différent. L’autoritaire (je ne m’exclue pas), celui qui place le bien et le mal ou le bon ou le mauvais comme quelque chose d’extérieur à lui-même, je le vois comme vulnérable.

J’ai l’air de faire du bruit tout le temps, han? Pourtant, je médite tous les jours et ce n’est pas pour m’évader! Je médite pour plus de connexion. C’est la seule chose qui m’anime. Si je me plug sur l’univers, c’est simplement pour me créer un espace pour aimer plus, dans le monde. Pis je hang out le plus possible dans cet « ESPACE-LÀ ». C’est le meilleur et le plus libre rapport au monde que je connaisse. Souvent, je sors de mon spot mental rapidement pour ne pas faire comme Claudine, c’est-à-dire, pour ne pas me jeter constamment au cou de ceux que j’aime. Parce que ce n’est pas tout le monde qui hang out dans cet espace mental là, je le sais bien. J’ai pas vraiment de frontières, mais je sais respecter celles des autres. Enfin, je fais du mieux que je peux. N’empêche qu’en présence des autres, je ressens toujours un déséquilibre.

C’est tellement tough de se tenir indéfiniment sur la fine bordure d’un beau lac SAUVAGE quand on a juste envie de plonger dedans.

Hautement littéraire #1

Lundi, janvier 30th, 2012

Ceci amorce une série d’images remixées (sans mot!) inspirée d’un commentaire de Clarence L’inspecteur. ;)

Une Vénus des nachos n’a pas de carabine

Dimanche, janvier 29th, 2012

Est ta CARABINE, Patty?

J’ai parfois la vague impression, mais c’est peut-être juste une impression, d’être la figure castrante de service, la voix schizophrène agressive ou, pire encore, la VIEILLE THÉSARDE TERRORISTE, même dans le mutisme.  C’est débile, parce que moi, quand on m’invite, je me range. Je veux dire, je STAND FOR MYSELF, mais j’essaie d’apporter quelque chose qui SUITS la patente.

Pis après, je bois de la bière, pis je mange des nachos.

C’est comme quand j’étais végétarienne. Si on m’invitait à manger un osso bucco, je mangeais l’osso bucco tout en sachant que je mangerais mon tofu le lendemain. Je faisais mon possible pour trouver la bouteille de vin pour boire avec.

I simply enjoy the meal for christ sake! Pis après je bois de la BIÈRE for christ sake! Pis je mange des NACHOS for christ sake!

Je suis la Vénus des nachos!

Here’s my Venus Nacho man!

 Je ne comprendrai jamais la perception que certaines personnes ont de moi, genre, juste un exemple de même PAS RAPPORT, écoute ben ça : mettons la fille (MOI) va dans un colloque qui s’appelle « LE BLOGUE LITTÉRAIRE » pis « blah blah blah » pis on pense qu’elle (MOI) arrive dan’ place dans cet esprit-là :

 

I’m such a BOING HONK KONG cowgirl.

PS : Merci au minotaure (never knew your name, sweety) qui, sur les berges de l’île noir, a su voir en toute lucidité qui je suis réellement, c’est-à-dire, une VÉNUS DES NACHOS.

C’est vrai que c’est sexy pareil un gars qui cuisine

Vendredi, janvier 27th, 2012

Certains hommes ont le don de rendre la viande attirante, même pour une genre de végétarienne  qui va chercher un gigot d’agneau une fois de temps en temps pour son chum. Les bouchers de Chez Vito m’invitent toujours à venir en arrière pour choisir ma pièce de viande, ils me la désossent, pis après ça, ils me préparent toujours un petit assaisonnement. Je trouve ça ben ben ben sexy. JE SUIS PÂMÉE QUAND ILS METTENT LE ROMARIN. Je sais pas pourquoi.

Au milieu de toute cette belle viande, enfin, pense pas croche, je suis charmée.

En sortant de la boucherie toute à l’heure j’étais comme SUREXCITÉE pis j’ai dit à mon chum qui m’attendait dans le char  :

-Hey, chaque fois que je vais là, y’a un bel homme qui me fait une coup’ de clin d’oeil en assaisonnant mon gigot dans le backstore. JE VAIS Y RETOURNER!

Juste pour avoir des CLINS D’OEIL!

S’tie que j’aime ça des clins d’oeil!

Bon, faudrait peut-être que je me prépare pour la table-ronde sur les blogs, je veux dire, trouver un kit à mettre parce que j’ai toujours quelque chose à dire anyway.

Le monde en commun

Mercredi, janvier 25th, 2012

HEYYYYY! Ça faisait un MÉCHANT BOUT que j’avais pas pris les transports en commun.

Le monde est TELLEMENT SUSCEPTIBLE quand il est « EN COMMUN », je trouve.

J’étais dans l’autobus #jampack pis juste à côté de moi, une femme qui était FULL BOURGEOISE MAIS JE NE LA JUGE PAS reniflait sans arrêt. Je CA-PO-TAIS!!! Je sentais une haine profonde montée en moi et je me disais « hey, relaxe Patty, franchement, elle a peut-être pas de kleenex ».  Je me trouvais vraiment ridicule de me laisser posséder par cette situation-là. J’avais l’impression que ça se sentait, je veux dire, que je voulais lui sauter dessus pour qu’elle arrête. Pis je me suis souvenue que j’en avais, moi, des kleenex, dans mon énorme sacoche. Faque je me suis mis à fouiller là-dedans :

ma technique infaillible est d’enfoncer ma main dans le fond du trou noir et de promener mes doigts de long en large à travers les astéroïdes jusqu’à ce qu’une texture me dise

“ok, GOT IT!”.

Arrgh! ÇA A PRIS DU TEMPS! Je CA-PO-TAIS parce qu’elle avait le nez pas mal retroussé et elle était plus grande que moi alors je VOYAIS le reniflement en plus de lENTENDRE. Mais HEY! C’est ridicule d’haïr quelqu’un pour ça! Alors je me suis calmée et, quand j’ai trouvé mon petit sachet de kleenex, je me suis tournée vers elle SANS-HARGNE-AUCUNE et lui ai dit sur un ton HYPER MIELLEUX :

-Madame, aimeriez-vous avoir un kleenex pour votre


*Being nice when you say something prick is even prickier!

Une cowgirl sauvage est forcément vulnérable

Lundi, janvier 23rd, 2012

J’ai une forte tendance à l’idéalisation. Au premier abord, on pourrait croire que je surestime certaines personnes. OUI ET NON. Oui, puisque je me dis qu’elles possèdent tous les caractères que l’on peut souhaiter posséder. Non parce que les personnes idéales sont abstraites à mes yeux. Elles me terrorisent un peu, même.

Alors lorsque j’idéalise, je sous-estime leur BELLE VULNÉRABILITÉ.

C’est horrible!

Qui veut s’encombrer d’une telle surestimation de sa personne?

Elles non plus, j’imagine.

Quand une personne idéale dit quelque chose, mon premier réflexe est de croire SUR-LE-CHAMP qu’elle a raison. Alors je FIGHT BACK ULTRA HARSH pour être bien certaine que c’est le cas. Dans ce temps-là, y’a comme un reverse qui se produit. La personne idéale devient hyper vulnérable et me surestime. Je m’abstrais un peu à ses yeux. Je la terrorise un peu, même.

Alors qu’elle m’idéalise, je n’ai plus droit à ma BELLE VULNÉRABILITÉ.

C’est horrible!

Qui veut s’alourdir d’une telle image de sceptique frigide alors qu’elle vit une extrême vulnérabilité devant sa  crédulité?

Elle, peut-être, je ne sais pas.

***

C’est écrit SIMPLE DREAM sur mon journal intime. C’est con, mais mon premier réflexe a été de me dire que, si c’est écrit là, c’est que c’est possible qu’un rêve soit simple. Mais NON. Je FIGHT BACK ULTRA HARSH, parce qu’un rêve, entendu comme une création idéale de l’imagination pour représenter ce que l’on voudrait accomplir, est toujours complexe lorsqu’il est confronté à la réalité.

Parce que la réalité d’un rêve, c’est la vulnérabilité.

Je suis le genre de fille un peu plate qui rétorque à quelqu’un qui lui raconte son plus grand rêve « cool, mais c’est quoi ton projet? »

Parce que je trouve ça horrible!

Qui veut s’embourber dans un rêve qui ne se traduit pas en une réelle intention de dealer avec sa vulnérabilité?

Mais je ne le juge pas!

***

-Hey, tu les mets-tu tes crisse de bottes de cowboy, pis tu les chantes tu tes crisses de tounes country Patty?

Psychopopatty #4

Samedi, janvier 21st, 2012

Je veux voir L’ENVERS DU MONDE AU GRAND COMPLET, rien de moins!

C’est pourquoi je suis GRATEFUL pour chaque événement insolite, fictif ou réel et aussi malsain, harsh ou déchirant soit-il, qui  me traverse l’esprit ou que je rencontre sur mon chemin. Pendant ce temps-là, je préfère quand même rester la plus inatteignable et illusoire possible pour L’ENDROIT DU MONDE AU GRAND COMPLET. On dirait qu’il n’y a rien que je ne fasse qui ne soit pas fait dans l’optique de façonner mon image. La fabrique de mon illusion s’est à ce point raffinée qu’on ne pourrait pas dire que je suis quelqu’un de superficiel. Elle est nécessaire à mon bon « fonctionnement ». Fonctionnement : tu parles d’un mot mécanique! Et les gens sont parfois si fiers d’être fonctionnels!

Il y a des gens qui essaient d’être fonctionnels même lorsqu’ils dansent, qu’ils chantent et qu’ils dessinent. Résultat : ils dansent mal, ils chantent mal et ils dessinent mal! Ce n’est pas technique, c’est une question de

Tu peux prendre des cours d’art longtemps, voire TOUTE TA VIE, avant de switcher. Pendant ces années-là où tu constates des petites améliorations techniques :

t’es comme dans les limbes!!!

T’attends que ça se passe sans trop savoir (L’envers du monde, je veux dire) ou, pire encore, tu penses que c’est de même pour toi. C’est le fameux “lentement, mais sûrement” du perfectionniste complexé (BULLSHIT).

Tout ça pour dire que je pense que de révéler le besoin de maintenir sa petite illusion personnelle au quotidien et à l’endroit du monde au grand complet procure une sensation de bonheur profond.

Je suis pas sûre PANTOUTE, par contre!!!


-Patate que oui. Patate que non! Comme dirait ma mère pour remettre le monde à l’endroit. ;)

Full virile

Jeudi, janvier 19th, 2012

Je suis stressée. Je suis supra méga stressée. Il se passe beaucoup de choses dans ma vie cette semaine. Je devrais peut-être prendre le téléphone et appeler mes amis. J’aurais peut-être dû accepter les invitations. C’était pas compliqué.

-Qu’est-ce que tu fais ce soir, Patty?

-Ah, je suis super débordée!

C’est pas faux : je DÉBORDE s’tie.

J’attends que mes choses stressantes soient passées pour ne pas avoir à en parler au présent avec qui que ce soit. Je n’aime pas me voir dans les yeux des autres quand je suis stressée. Je ne veux pas voir PERSONNE avant vendredi soir. Vendredi soir, ce qui m’apparaît insurmontable sera fini. Alors j’attends.

Ce que j’aurais vraiment envie, c’est de boire de la bière s’tie. D’aller dans une taverne raconter mes trucs de girly à des mecs souls morts qui ne s’en souviendront plus demain matin. Mais je ne voudrais pas être la fifille de la taverne. Je voudrais être considérée comme un mec viril, un habitué de la place. Celui qui se bat une fois de temps en temps.

J’ai pas trop le profil, j’pense.

Je suis chanceuse, mon chum ne me pose jamais de questions ou presque sur mon état. Ce n’est pas par désintérêt, c’est par feeling. C’est un peu ça, pour moi, la liberté dans le couple. Je ne comprends pas cette obsession pour la communication : « avez-vous une bonne communication, vous, dans votre couple? » Ça me gossse avec trois s.

Même mon billet ne se contient pas!

Vendredi, janvier 13th, 2012

wouhouwouhouhouhouwouhouhouhouhouhouwouhouhouhouhouhouwouhouhouhou

YAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAY

IIIIIIIIIIIIHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAALALLAALALALA

Ce doit être la tempête de neige! :)

Psychopopatty #3

Lundi, janvier 9th, 2012

Me semble que ça fait un bout de temps qu’on est côte à côte TOI PIS MOI pis qu’on persiste à regarder tout droit en avant en se demandant incessamment c’est lequel de nous deux qui va se tourner vers l’autre en premier

D’un coup que l’AUTRE ne se retournerait pas!

HEY, C’EST VRAIMENT HUMILIANT DE SE TOURNER VERS L’AUTRE S’IL NE SE TOURNE PAS VERS NOUS EN RETOUR.

Ce doit être ça qu’on appelle une BARRIÈRE entre deux personnes. Moi ça me fascine! J’essaie toujours de comprendre la genèse des barrières parce que je suis une usine à barrières subites. Je pensais que c’était purement mécanique, que c’était lié à des lois relatives au mouvement et à l’équilibre des corps ainsi qu’aux forces qu’ils exercent les uns sur les autres. Mais bon, il paraît que la barrière est générée par un “GROS ÉGO ENORGUEILLI“.

Moi je dis que c’est de la VULNÉRABILITÉ HUMAINE, point!

Il paraît qu’on ne peut pas briser une barrière juste comme ça, sans évaluer la situation : C’EST DANGEREUX! Tout à coup qu’on se blesse pour de vrai : CE SERAIT PAS DRÔLE!

Anyway, me semble qu’on est côte à côte TOI PIS MOI depuis longtemps, depuis tellement longtemps qu’on a pris l’habitude de s’accoter au complet sur la BARRIÈRE qui est tellement rendue

qu’on se pèterait sûrement la gueule, pis SOLIDE À PART DE ÇA, si on essayait de la briser.