Archive pour décembre, 2011

bibitte

Vendredi, décembre 30th, 2011

Je me rends compte que ce ne sont pas les agressions qu’elle a subies qui l’ont rendues « folle », mais le fait que tout le monde exige d’elle qu’elle s’exprime à ce sujet avec convenance. Dès qu’elle déborde un petit peu, ok beaucoup genre, on ne l’écoute plus. Ce n’est jamais le bon moment, jamais la bonne manière, c’est toujours déplacé. Les regards méprisants s’échangent autour de la table pis moi je les fuis parce que je ne veux pas faire partie de cette toile d’araignée-là. Pis elle, coupable devant le tribunal créé on the spot par la petite distance full judgmental de toute sa famille à son égard, elle s’époumone encore plus pour ne pas se faire bouffer :

-Vous voulez pas le savoir, ce qui m’est arrivé, hein?

Pis là, la toile d’araignée se tisse encore plus serrée parce que tout le monde a peur de l’horreur qui pourrait sortir de sa bouche, comme si c’était ELLE qui l’avait produite a priori, comme si c’était ELLE qui était déplacée,

comme si c’était ELLE la bibitte.

Pis on sort l’insecticide :

-As-tu pris tes pilules Claudine, ce matin?

Je sais pas quoi mettre pour le réveillon!

Jeudi, décembre 22nd, 2011

jOyEuSeS fÊtEs La bLoGoSpHèRe!

Littéralement personnel

Mardi, décembre 20th, 2011

Je suis en train d’écrire quelque chose, je parle pas de ce post-là, ni de ma thèse, en fait j’écris ma thèse le soir, mais cet autre projet-là, je l’écris la nuit.

QUAND EST-CE QUE TU DORS

PATTY?

Bébé fait ses nuits, maman fait ses crises!

C’est pas un roman ou un recueil de nouvelles : NON! Ça me rappelle la fois où ELLE m’a dit  : « Everyone thinks that it  is so easy to write a novel, when I’d tell them that I’m writing a novel, they’d say -oh you’re writing a novel, sounds fun, I’m gonna do that too, I can do that too ». Pis elle a dit : « but it’s really not like that ».

Hey tout le monde : it’s REALLY NOT like that!

Quand j’étais plus jeune (j’imite une journaliste de La Presse), j’avais une ADDICTION MORBIDE pour les films d’après-midi de TQS destinés aux mères de foyer. C’était des films basés sur une HISTOIRE VRAIE. Hey! méchant oxymore : une HISTOIRE VRAIE. Mais penses-y, t’en as tu des addictions morbides, toi? Si oui,  je suis certaine que c’est une addiction morbide à oxymore que t’as.

Les titres des films en question, c’était quelque chose comme Le courage d’une mère, La vengeance d’une mère, Mère jusqu’aux os, Mère, coûte que coûte, Une mère et sa cause, Tout l’amour d’une mère, Mère qui vit dans une mer de merde et de bave, ben non, j’niaise pour le dernier. Je veux juste dire que je suis en train d’écrire un essai dont le titre aurait pu être celui d’un film qui passait jadis la semaine en après-midi à TQS, le mouton noir de la maternité.

Comme Maxime Olivier Moutier l’écrivait avec beaucoup de sarcasme « toutes les mères de familles pensent que leur vie est assez intéressante  pour  en faire un livre » ou quelque chose comme ça. Il aurait sûrement remplacé le mot « livre » par « blog » s’il avait pas écrit ça en 1997.  En tous cas, ça peut te paraître Risible et noir, mais la maternité me permet de jeter un nouveau regard sur la notion de LIBERTÉ dans la relation qu’elle entretient avec les TRIPES au sens figuré pis de manière générale, même s’il n’y a RIEN de général pis de figuré dans la vie parce que

tout est littéralement personnel

Cher Bouddha,

Le détachement zen est très DANGEREUX à l’heure actuelle parce qu’il perpétue l’inacceptable. C’est en prenant les choses de manière personnelle qu’on peut les changer. T’avais pas pensé à ça en traversant la rivière, mais c’est peut-être parce que, non seulement t’avais jamais essayé d’accoucher en tailleur dans la zénitude, mais tu vivais pas non plus dans une société où les femmes sont habillées en tailleur toute la journée avant de méditer en tailleur quinze minutes en pensant à se tailler un souper sur mesure pour conserver leur petite taille et pour être encore plus sexy au moment où elles tailleront une pipe à leur chum en considérant toutes les jeunes femmes comme des adversaires de taille.

Patty 


Tumble-dry

Jeudi, décembre 15th, 2011

L’autre jour, j’ai pas osé me MOUILLER, même pas une petite GOUTTE, pis je pensais quand même qu’il fallait que j’envoie ma PERSONNALITÉ faire un petit tour dans la sècheuse pour qu’elle REFOULE le plus possible. Je voulais être certaine de pas te DÉRANGER en me DÉPLIANT au complet. Mais là, je REFOULE dans tous les sens, pis je te DÉRANGE pareil, pis comme tu veux qu’on se REVOIT pareil, je pense que je vais arrêter le

DRETTE LÀ!

 

A Short Stretch of Nothing : reQUEST

Mardi, décembre 13th, 2011

I’d like to be thrown in the middle of a forest filled with big brown bears and nests, hope that you will consider this request. Firstly, because I could be GRUNTING instead of talking, GRUNTING suits me like a g-string. Secondly, because I could use my NAILS instead of trying to find intelligent arguments; SCRATCHING is VERY relevant. Thirdly, I rather fight for my dinner then mourning for a fUcKeR (just kidding). Fourthly, because :

a big butt FULL of fur is much more comfortable then a sofa FULL of her.

Fifthly is a really AWKWARD word to pronounce, because it irremediably makes you spit and

I rather BITE/it’s more polite/go fly a kite/I am alright.

Sexthly is a funny  way to play with the word sixthly and, well, YOU KNOW, because…Animal…WILDSEX instead of blah blah blah. Sevently, because :

I don’t want to see art historian Sventlana Arpers hanging around in Svene with her Svempas.

I rather see her svelte body CRAWLING on the Svete river’s MUDDY shores with artist Svetla Velikova.

Eighthly, because I would be PAWING instead of blogging which is similar, but PAWING is MUCH MORE relieving. Ninthly, because people would SANELY fear me (people actually fear me right now, but it’s kind of insane).  Tenthly, because

I would be an esoteric bear,

sitting on a chair,

and every now and then,

I’d be rubber-necking out of my den,

looking up at the sky,

and GRUNTING out of a smile :

“rrrrowow the world is SO wonderful,

I’ve never felt so POWERFUL!”.

 

-Hey mommy, look at the bear, it smiles, it laughs, looks like it cares!!!

-Amazing! Just like an enlightened human being! Careful though…Don’t get too close to the thing!

-But why? It looks ADORABLE to me.

-Because wild is WILD, sweety!

 

JUST THROW ME OUT THERE!

 

psychopopatty #1

Samedi, décembre 10th, 2011

Si tu pars de la pErFeCtI0N,

tu vas voir qu’il n’y a NULLE PART où aller sauf

 

 

 

Bon, on peut tu se parler là?

Si tu penses que la sympathie pis l’empathie c’est la même chose, ou même que c’est de la même famille, comme les oiseaux sont tous des ovipares ailés, je veux dire, si tu vois pas que ce sont des ANTONYMES, non mais, no wonder pourquoi je ressens toujours de la détresse quand je te parle.

It’s all about weither your stand OUTSIDE or INSIDE, tu me suis? Genre. La sympathie c’est genre genre genre, c’est juste ça : c’est comme en haut, faque c’est OUTSIDE. Genre : quelqu’un est malade ou dans la misère, pis tu dis “pauvre elle, je sympathise, je suis chanceux de ne pas être malade, faque je devrais être de bonne humeur dans ‘vie” ou encore “j’ai vécu la même situation, je comprends”, mais tu comprends pas, ma belle, parce que là tu penses que tu peux mesurer les sentiments, pis c’est pas long que tu amoindries ou que tu juges le LEVEL DE SOUFFRANCE.

HUGE FAILURE. Pis l’empathie, c’est comme le contraire, tu fais de la sémiotique, genre, tu cherches un peu plus loin, c’est TOUGH, parce que tu seras pas la personne qui est là, OUTSIDE, à être chanceux, mais

les empathiques sont toughs!

Pis les sympathiques sont gossants à la longue. Faque avec l’empathie, tu te dis “j’ai peut-être jamais vécu une telle situation, mais si je fais l’effort de comprendre comment tu te sens par rapport à cette situation-là, je peux certainement faire un

pis solide à part de ça, avec un moment dans ma vie où j’ai ressenti une telle chose pour une situation quelconque, pis je STAND INSIDE WITH you”

le QUELCONQUE est toujours PARTICULIER pour quelqu’un, right?

Pis si tu te dis que, d’une manière ou d’une autre, de la sympathie, c’est MIEUX que de l’indifférence ou encore que de l’ANIMOSITÉ, demande-toi donc laquelle des attitudes est la plus AUTHENTIQUE de ta part.