résumons

Mercredi, avril 9th, 2014

Les féministes radicales n’ont pas leur place dans les médias selon les médias et le public qui aime le féminisme soft.

Les féministes soft prennent trop de place dans les médias selon les féministes radicales.

Les féministes radicales sont jalouses et méprisantes selon le public qui aime les féministes soft.

Les féministes soft ne croient pas nécessaire de faire l’exercice d’une réflexion approfondie au sujet de leurs contradictions importantes identifiées par les féministes radicales qui sont, anyway, des jalouses.

Les féministes soft attirent une forme de sympathie populaire qui donne envie aux féministes radicales de hurler ou de se ranger derrière elles.

Presque toutes les féministes radicales pratiquent une forme de patriarcat ravalé qui consiste à attaquer ou à protéger une féministe soft.

Les féministes radicales veulent plus de tribunes, mais elles considèrent les tribunes employées par les féministes soft inacceptables.

Les féministes radicales savent pourtant que les autres tribunes féministes sont généralement regardées, lues, et écoutées par un public déjà conquis.

Les féministes softs et les féministes radicales ont l’air de ne pas bien s’entendre, mais elles se distinguent pourtant, et pour les mêmes raisons, des Janette.

Les Janette se fichent des débats entre les féministes soft et les féministes radicales, car ces débats ne portent pas, selon elles, sur des enjeux réellement urgents.

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TOUTES les féministes cherchent des stratégies pour infiltrer le mainstream et faire passer leur message dans une province qui vote pour le parti libéral for christ sake.

TOUTES les féministes ont l’air un petit peu opportuniste parce qu’elles sont avant tout des femmes qui doivent toujours se battre pour trouver leur place dans le monde et pour conserver leur singularité au sein d’un féminisme ou d’un autre.

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AUCUNE féministe n’aime passer  pour un  JELLY BEAN dans le petit  TUPPERWARE du PATRIARCAT pendant qu’elle essaie, à  sa manière, de faire changer les mentalités.

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La tempe

Dimanche, mars 30th, 2014

À chaque fois que j’écris quelque chose quelque part, je pense à un éventuel HAPPY END. C’est plus fort que moi : je veux absolument un HAPPY END. Alors t’inquiètes pas, si tu lis mon blogue jusqu’à la fin, il va y avoir un HAPPY END. Mais entre temps, t’es at gunpoint. Pour comprendre certaines choses, il te faut un gun sur ta TEMPE. Mais ça mijote quand même, là, j’y pense, à mon HAPPY END. Quelque chose de drôle, un peu funky, genre : 

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Tiens, en attendant, juste pour le fun, l’autre soir, quelqu’un m’a dit : « C’est DRÔLE, mais moi j’ai connu une fille qui AIMAIT vraiment ça l’inceste, je te jure. Son père était très doux avec elle. C’était leur PETIT SECRET à eux ! ».

C’est DRÔLE !

C’est

tellement__44014DRÔLE, je trouve !!!

J’aurais peut-être dû garder cette histoire-là pour faire mon HAPPY ENDParce que ça t’enlève un gun sur la TEMPE d’une société au complet une histoire comme celle-là. Parce que la TEMPE, il ne faut pas lui mettre trop de pression, je veux dire, y’a des histoires qui tournent BIEN.    

Savais-tu qu’une TEMPE, en BOUCHERIE, c’est un morceau de bois qui MAINTIENT ÉCARTÉS les deux côtés du ventre d’un animal ABATTU ET OUVERT

À BAS LA TEMPE!

Ça nous laisserait peut-être une petite chance de GUÉRIR, genre.

SSPT

Samedi, mars 22nd, 2014

Des hommes nus de deux mètres et demi de hauteur s’introduisent par la porte avant de notre petit chalet au bord de la rivière l’Assomption. Je peux voir leur tête rasée et super allongée apparaitre en premier dans l’embrasure de la porte. Ensuite, c’est leur long dos déformé avec une cinquantaine de vertèbres pointues qui passe le seuil de la porte pour rejoindre le couloir.  Ils trainent là toutes les nuits. Ils sont tellement laids qu’à chaque fois que j’en vois un passer, la colère m’envahit. Ça me prend à la mâchoire. J’ai envie de les mordre jusqu’aux tendons, mais je ne veux surtout pas les goûter.

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La semaine dernière, il y avait beaucoup de visiteurs au chalet. C’était la fête des quarante ans de David. Plus il y avait de monde, plus il y avait de chambres. Plus il y avait de chambres, plus le couloir s’allongeait. Plus le couloir s’allongeait, plus il y avait de créatures. Je découvrais des pièces avec des lits dont je ne me souvenais même plus l’existence. Dans les étagères, il y avait des DVD qu’on n’avait jamais achetés. Dans mon souvenir, notre chalet avait été détruit il y a quelques années. Les fourmis charpentières avaient effrité toute la structure de bois et on avait remplacé la bâtisse par un grand garage. Au-dessus, on avait fait construire un petit loft. À ma demande, il devait être rond comme une yourte.

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Prototype (2)

Samedi, mars 15th, 2014

Il n’ouvre pas la bouteille de vin. Il ne pas passe le plat de salade. Il ne coupe pas le pain. Il ne distribue pas les napkins. Il ne partage pas le dernier morceau de bavette. Il ne commente pas la marinade. Il ne laisse pas la moitié des frites. Il ne demande pas le ketchup. Il ne goute pas aux asperges. Il ne s’essuie pas la bouche. Il ne pose pas ses ustensiles. Il ne tend pas son assiette. Il ne déguste pas le dessert. Il ne veut pas de café. Il ne boit jamais de thé. Il ne comprend pas pourquoi la tisane. Il ne peut pas attendre la dernière gorgée. Il n’a pas l’intention de rester assis. Il ne supporte pas la distance. Il ne s’explique pas l’hésitation. Il n’admet pas la réticence. Il ne pardonne pas le refus. Il n’a pas tort d’être en colère. Il n’est pas fautif pour l’ecchymose. Il n’est pas responsable de la douleur. Il n’obéit pas à la larme. Il ne succombe pas à la manipulation. Il ne sera pas coupable pour la suite.

narcisse

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